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Des mangeoires à oiseaux qui dérangent

Des oiseaux près d'une mangeoire

Des oiseaux s’agglutinent autour d'une mangeoire.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des citoyens de Pointe-du-Lac ont eu une bien mauvaise surprise en apprenant que l’utilisation de mangeoires qu’ils utilisent pour nourrir des oiseaux pouvait les rendre passibles d’une amende.

Louis St-Yves adore, tout comme ses amis et voisins, observer les oiseaux qui viennent se nourrir dans ses mangeoires. Cependant, il était loin de se douter que cet acte pouvait contrevenir au règlement municipal.

Ils [mes voisins] ont reçu la visite d'un représentant de la SPA leur mentionnant qu'il était interdit de nourrir des animaux sauvages. S'ils maintiennent les mangeoires, il y a une possibilité d'amende de 78 $, explique M. St-Yves.

La Société protectrice des animaux (SPA) Mauricie vient confirmer les dires de M. St-Yves, tout en précisant que l’organisme a agi seulement à la suite d’une plainte. L'article 49 du règlement de la Ville de Trois-Rivières qui est appliqué par la SPA Mauricie stipule qu'aucun citoyen ne peut nourrir des animaux, que ce soit des chats, des écureuils ou des oiseaux, précise la directrice générale adjointe de la SPA Mauricie, Sarah-Lise Hamel.

Correctif : Dans une version précédente de cet article, nous indiquions qu'installer une mangeoire était illégal à Trois-Rivières, or il faut que cette mangeoire cause des rassemblements d'oiseaux nuisibles pour que leurs propriétaires soient passibles d'une amende.

La logique derrière ce règlement est d’éviter que ces petites bêtes ne deviennent trop nombreuses, endommagent les immeubles et nuisent au voisinage. Dans ce cas, le propriétaire estime que les mangeoires attirent la vermine et créent du même fait une nuisance.

Article 49 : Nul ne peut nourrir, garder ou attirer des pigeons, des tourterelles, des colombes, des goélands, des écureuils, des chats errants ou tout autre animal vivant en liberté dans les limites de la ville de manière à les encourager à se rassembler en nombre suffisant pour nuire à la santé ou à la sécurité des personnes ou des animaux, causer des inconvénients aux voisins ou endommager leurs biens.- Extrait du règlement municipal sur la garde d'animaux

Louis St-Yves et ses voisins ont donc dû, contre leur gré, enlever les mangeoires.

Ils sont très déçus... Les personnes qui étaient là-bas, ce sont des personnes qui sont retraitées, donc de voir des oiseaux venir à leur mangeoire, c'est un côté agréable.

Les bienfaits de ce genre d’activité ne passent pas inaperçus pour l’organisme Québec Oiseaux et son directeur général Jean-Sébastien Guénette : Les effets positifs sont quasiment plus envers les humains, en termes de santé mentale et de bienfaits, que du côté des oiseaux.

Toutefois, M. Guénette admet qu’en s’adonnant à une activité pareille, certaines responsabilités s’y rattachent.

D’après le reportage de Flavie Sauvageau

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