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Le Bloc réitère sa position contre le glyphosate

Un bidon de désherbant au glyphosate.

Élargir les seuils de tolérance de cet herbicide sur les aliments n’a aucun sens, estime Yves-François Blanchet.

Photo : Reuters / CHRISTIAN HARTMANN

Radio-Canada

La volonté de Santé Canada d'autoriser une plus grande quantité de l'herbicide glyphosate sur les aliments, n’a « aucun sens», affirme le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Réagissant samedi aux reportages sur cette initiative qui faciliterait la commercialisation et l'importation de certains produits, M. Blanchet rappelle que le glyphosate est puissamment présumé cancérigène, interdit dans les juridictions européennes.

Même si Santé Canada et la multinationale agrochimique Bayer assurent que les changements proposés ne posent pas de risques pour la santé, le chef du Bloc estime qu’il faut sortir ce produit de l’assiette des Québécois.

Progressivement

Le chef du Bloc québécois reconnaît que les agriculteurs ont besoin du glyphosate pour certaines de leurs cultures, mais il privilégie une élimination progressive du glyphosate de l’assiette et des champs du Québec.

Il s’agit pour M. Blanchet de remplacer ce produit par un autre beaucoup plus inoffensif.

Il explique que la volonté d’élargir les seuils vise à permettre l’importation des produits qui aujourd’hui ne rencontrent pas les critères et paramètres des restrictions des règlements de Santé Canada.

Le gouvernement a accédé à une demande d’une multinationale dont une des filiales a eu des comportements extrêmement durs en matière de propriété intellectuelle et ça a créé de grands conflits, de grandes inquiétudes et une levée de boucliers importante contre le glyphosate.

Une citation de :Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

En plus de s'adresser au gouvernement, qu’il invite à agir pour que Santé Canada revienne sur cette initiative, il veut faire passer son message également aux autres ordres de gouvernement, notamment le milieu municipal, pour qu’ils interdisent carrément l’usage de Roundup et du glyphosate sur leur territoire.

M. Blanchet conclut en réitérant la position de son parti tout en donnant aux agriculteurs du temps en réduisant progressivement les délais d’une recherche significativement financée car, dit-il, sortir le glyphosate de l’assiette est aussi la volonté des agriculteurs québécois.

L’intention de revoir les seuils de résidus de glyphosate a fait réagir une partie de la classe politique à travers la province, mais aussi les associations de biologistes et microbiologistes du Québec, ainsi que l’Ordre des chimistes du Québec.

Dans une lettre ouverte commune, les présidents de ces associations estiment que cette annonce est incohérente avec les efforts récents du milieu agricole canadien qui tente d’opérer un laborieux virage vers l’agriculture raisonnée depuis près de 20 ans.

Ils expriment « de vives inquiétudes et demandent à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de reconsidérer sérieusement sa décision d’augmenter les limites maximales de résidus de glyphosate dans certains produits alimentaires ».

Les Canadiens avaient initialement jusqu'au 20 juillet pour commenter la proposition de l'ARLA, mais le gouvernement a prolongé la période de consultation jusqu'au 3 septembre en raison de la controverse.

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