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L’Alberta commence des négociations avec Ottawa pour des garderies abordables

La Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et le Yukon ont déjà signé des ententes avec le gouvernement canadien.

Des enfants jouent avec leur éducatrice à une table.

L’Alberta a annoncé vendredi que son entente existante avec Ottawa sur le financement des services de garde serait prolongée d’un an.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Le gouvernement albertain a commencé des discussions formelles avec le gouvernement fédéral au sujet du programme national de garderies à 10 $ par jour qu’Ottawa offre aux provinces.

La ministre albertaine des Services à l’enfance Rebecca Schulz a révélé vendredi que son gouvernement avait reçu la liste de conditions d’Ottawa pour la tenue des négociations.

Maintenant [...] que nous avons les bases dont nous avons besoin pour avancer, ces négociations sont en cours, dit-elle.

En avril dernier, le gouvernement fédéral a promis d’investir 30 milliards de dollars sur cinq ans dans un programme national de garderies abordables. Le but est d’offrir aux parents des services de garde à 10 $ par jour.

L’Alberta a accueilli l’initiative avec tiédeur, disant que la formule offerte par Ottawa était trop rigide. Le ministre des Finances Travis Toews a affirmé que son gouvernement n’accepterait les fonds que si aucune condition n’y était attachée.

Depuis ce temps, le Yukon, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont signé des ententes pour mettre le programme en place dans leurs provinces et territoire.

L’Alberta prolonge l’entente déjà en place

L’Alberta a annoncé vendredi que son entente existante avec Ottawa sur le financement des services de garde serait prolongée d’un an.

La ministre Rebecca Schulz affirme que cela commence les négociations pour un nouvel accord du bon pied. Elle dit que l’Alberta cherche à protéger ses garderies à but non lucratif et celles à but lucratif et qu’elle a donc besoin de flexibilité de la part du gouvernement fédéral.

Chaque province a un système différent et un assemblage différent de services qui sont offerts aux parents et aux familles, dit la ministre. Nous allons donc continuer à travailler pour obtenir cette flexibilité, mais nous sommes déterminés à soutenir l’accès à des garderies abordables, sécuritaires et de haute qualité.

Rebecca Schultz, en point de presse, se fait interroger par des journalistes.

La ministre des Services à l'enfance, Rebecca Schulz, vue sur cette photo d'archive, a confirmé mercredi que les participants ne seront pas enlevés du programme cette année.

Photo : Radio-Canada / Manuel Carrillos

La chef de l’opposition officielle, Rachel Notley, accuse toutefois le gouvernement de pénaliser les Albertains par entêtement idéologique plutôt que de coopérer avec Ottawa.

Chaque jour où le [Parti conservateur uni] retarde la signature d’un accord, il laisse l’équivalent de 1,1 million de dollars qui aurait pu aller aux familles sur la table, affirme-t-elle. Ça veut dire environ 800 $ d’économies perdues par mois, par enfant.

Elle souligne que l’accès à des garderies abordables pourrait aider les femmes à retourner au travail et ainsi remédier, du moins en partie, à la pénurie de main-d'œuvre.

Rebecca Schulz se dit convaincue de l’importance d’offrir le meilleur programme de garderies possible aux parents albertains.

Mais [...] on doit s’assurer de vraiment répondre aux besoins des familles. [...] Je cherche à établir une politique solide qui va faire une réelle différence dans leur vie quotidienne, ajoute-t-elle.

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