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Les États-Unis menacés de défaut de paiement

L'édifice du Capitole, à Washington.

L'édifice du Capitole, à Washington

Photo : AFP / WIN MCNAMEE

Agence France-Presse

Le Trésor américain devra prendre des « mesures extraordinaires » pour éviter le défaut de paiement si le plafond de la dette n'est pas relevé ou suspendu d'ici le 2 août, a averti vendredi la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, tout en pressant le Congrès d'agir.

Si le Congrès n'a pas agi pour suspendre ou augmenter la limite de la dette d'ici le lundi 2 août 2021, le Trésor devra commencer à prendre certaines mesures extraordinaires supplémentaires afin d'empêcher les États-Unis de manquer à leurs obligations, menace Janet Yellen dans un courrier aux élus du Congrès.

En août 2019, le plafond de la dette avait été relevé par un accord entre l'ex-président Donald Trump et les élus démocrates du Congrès, jusqu'au 31 juillet 2021.

Après cette date, la première économie du monde ne sera plus en mesure d'emprunter de l'argent, sous peine de risquer un défaut de paiement, ce qui n'est jamais arrivé et aurait des conséquences financières désastreuses. Un shutdown, la paralysie des services de l'État fédéral, est également à craindre.

L'émission de bons locaux va être provisoirement suspendue à partir du 30 juillet.

Le relèvement ou la suspension du plafond de la dette n'augmente pas les dépenses publiques et n'autorise pas non plus les dépenses pour les propositions budgétaires futures; il permet simplement au Trésor de payer les dépenses déjà adoptées, détaille Janet Yellen dans son courrier.

Elle précise que le niveau actuel de la dette reflète l'effet cumulé de toutes les décisions prises, en matière de dépenses et de taxes, par les administrations et les Congrès des deux partis au fil du temps.

Le non-respect de ces obligations causerait un préjudice irréparable à l'économie américaine [...]. La seule menace de ne pas respecter ces obligations a eu des effets néfastes dans le passé, y compris l'unique dégradation de la notation du pays, rappelle-t-elle.

En 2011, Standard and Poor's avait provoqué une déflagration en retirant aux États-Unis sa note AAA, qui leur permettait en principe d'emprunter sur les marchés au coût minimum, sanctionnant de longs mois de blocage politique sur le relèvement du plafond de la dette.

Le sujet est récurrent dans la vie politique américaine. Ainsi, depuis 1960, le Congrès a agi à 78 reprises pour relever ou suspendre cette limite d'endettement, détaille le Trésor sur son site Internet.

La dette des États-Unis s'élève à 28 555 milliards de dollars, selon le site usdebtclock.org.

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