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Michel Venne porte son verdict de culpabilité en appel

Il marche dans le corridor, accompagné par son avocate.

Michel Venne, au palais de justice de Québec le 2 février 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

L’ex-journaliste et ancien directeur de l'Institut du Nouveau Monde (INM) Michel Venne porte en appel son verdict de culpabilité pour agression sexuelle. Les documents ont été déposés au palais de justice de Québec.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a pris acte de l'avis d'appel.

Les avocats de Michel Venne soulignent que le juge de première instance a commis plusieurs erreurs de droit. Me Lida Sara Nouraie et Me Nicholas Saint-Jacques soulèvent cinq motifs pour appuyer leur thèse.

Ils estiment entre autres que le magistrat a traité le témoignage de Michel Venne selon une norme plus rigoureuse que celle utilisée lors du témoignage de la plaignante. Il aurait aussi retenu des éléments non pertinents dans son évaluation de la crédibilité de Léa Clermont-Dion.

Lise Payette sur le plateau de Tout le monde en parle en 2016.

Lise Payette sur le plateau de Tout le monde en parle en 2016 (archives)

Photo : Radio-Canada/Karine Dufour

Intervention de Lise Payette

L’auteure et animatrice Lise Payette est intervenue en 2017 en convainquant la plaignante, Léa Clermont-Dumont, de signer une lettre dans laquelle elle disculpait l’accusé.

Dans les documents d’appel, les avocats de Michel Venne soutiennent que le juge a erré en statuant que les actions de Lise Payette ont nui à la crédibilité de son client.

Ils croient au contraire que la lettre aurait dû être suffisante pour soulever un doute raisonnable.

L'auteure et animatrice Léa Clermont-Dion.

L'auteure et animatrice Léa Clermont-Dion (archives)

Photo : Radio-Canada

Les motifs me semblent sérieux, ce ne sont pas des motifs frivoles, a commenté Me Marie-Hélène Giroux, avocate criminaliste. Ce sont des motifs qu’on invoque assez régulièrement dans des cas où il y a des versions contradictoires.

Les faits reprochés

L’ancien directeur de l'information au quotidien Le Devoir avait été reconnu coupable le 23 juin dernier d’avoir agressé sexuellement l’auteure et réalisatrice Léa Clermont-Dion.

Les faits reprochés à l’homme de 61 ans se sont déroulés en 2008, à l'époque où la victime était mineure et que Michel Venne dirigeait l’INM.

Mme Clermont-Dion, alors âgée de 17 ans, avait été appelée à travailler à titre d’assistante de Michel Venne pour l’école d’été de l’INM.

Elle lui reprochait de s'être prêté à des attouchements lors d'un déplacement en taxi et à l'issue d'une marche de quelques minutes. Léa Clermont-Dion a dénoncé son agresseur en 2017, neuf ans après les faits.

Le juge Stéphane Poulin avait qualifié le témoignage de l'accusé d'invraisemblable. Il avait aussi souligné que la version des faits de Michel Venne était ajustée et calculée.

Michel Venne était toujours en attente de sa peine au moment du dépôt de l’appel du verdict.

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