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213 M$ d’Ottawa et du Manitoba pour l’usine de traitement des eaux du North End

Un panneau avec des indications relatives au traitement des eaux usées.

L'usine de traitement des eaux usées du North End de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement fédéral et le Manitoba ont annoncé vendredi matin du financement pour la première phase de la rénovation de l’usine de traitement des eaux usées du North End, à Winnipeg.

Ottawa contribue à hauteur de 116,1 millions de dollars au projet, et la province, à hauteur de 96,7 millions de dollars, pour un total de 213 millions. Il s’agit d’une fraction du coût total du projet, estimé à 1,8 milliard de dollars.

La Ville de Winnipeg fournit 143 millions de dollars pour la première phase du projet, la modernisation des ouvrages de dérivation. L’argent servira à ajouter de nouvelles pompes pour les eaux d’égout brutes, des tamis et des laveurs de sable.

En avril, le coût de cette première phase a été estimé à 473 millions de dollars.

Cette usine avait désespérément besoin d’être rénovée depuis de nombreuses années, et ces rénovations sont parmi les plus importantes et complexes en Amérique du Nord, a déclaré le maire de Winnipeg, Brian Bowman, lors d’une conférence de presse avec des représentants d’Ottawa et de la province.

Ce projet a été bloqué par de nombreux conseils municipaux depuis des années. Nous faisons enfin des progrès majeurs, nous travaillons enfin ensemble avec les autres ordres de gouvernement, a-t-il poursuivi.

La Ville entreprend une rénovation massive de son système de traitement des eaux usées afin de respecter ses obligations en la matière auprès de la province.

En 2003, la Commission de protection de l'environnement de la province a ordonné à la Ville de réduire la quantité de nutriments qu’elle déverse dans la rivière Rouge et qui se retrouvent dans le lac Winnipeg.

La Ville a investi des centaines de millions de dollars pour rénover les usines de traitement des eaux usées du West End et du South End au cours des dix dernières années.

L’administration municipale attendait des fonds de la province et d’Ottawa pour l’usine du North End depuis de nombreuses années. Il s’agit de la plus importante usine de traitement des eaux usées de la ville. Elle assainit environ 70 % des eaux usées.

Un projet qui traîne depuis « bien trop longtemps »

Le ministre fédéral des Affaires du Nord et ancien conseiller municipal de Winnipeg, Daniel Vandal, a pris la parole au nom du gouvernement fédéral lors de la conférence de presse vendredi.

Il a évoqué une série de récents investissements dans les infrastructures du gouvernement fédéral, dans le but d'alimenter la reprise économique suivant la pandémie de COVID-19.

Ce projet aide à protéger l’environnement et la communauté en réduisant le risque de panne de l’usine, a-t-il dit.

Le projet de la station de traitement des eaux usées de North End permettra d’offrir des services continus et fiables, de protéger l’environnement et d’augmenter la capacité de la région afin de soutenir le développement actuel et futur, a ajouté Daniel Vandal.

Il a cependant reconnu que cette annonce, qui est une première étape incroyablement positive, est attendue depuis bien trop longtemps.

Le ministre provincial responsable de la Fonction publique, Reg Helwer, a souligné qu’il s’agissait d’une journée très excitante pour la province.

En améliorant la gestion des eaux usées, la Ville pourra mieux respecter les règlements provinciaux et fournir de l’eau plus propre au Manitoba, a-t-il poursuivi.

La deuxième phase retardée

Des questions planent encore en ce qui concerne les deux phases suivantes de l’amélioration de l’usine de traitement des eaux du North End. L’automne dernier, la Ville a demandé à la province d’approuver une demande d’allocation de fonds pour la deuxième phase du projet et de l’envoyer au gouvernement fédéral.

Au lieu de l’approuver, il y a deux mois, le gouvernement progressiste-conservateur a demandé à la Ville d’embaucher un consultant pour obtenir une analyse de la faisabilité d’un partenariat public-privé (PPP) comme méthodologie d'approvisionnement pour le traitement des biosolides et l’élimination de nutriments dans l’usine.

Comme les usines de traitement des eaux travaillent en tandem et qu’un contrat avec le secteur privé pourrait durer jusqu’à 30 ans, l’administration municipale a conclu qu’un PPP enlèverait à la Ville le contrôle du système de traitement des eaux.

Ce genre de PPP serait essentiellement une privatisation de tout le système de traitement des eaux de la Ville de Winnipeg, indique un rapport de la Ville.

Le maire de Winnipeg a fait allusion à cette controverse vendredi, indiquant que la province avait retardé de deux ans la deuxième phase du projet graĉe à cette demande. Brian Bowman a souligné qu’il pensait que le gouvernement fédéral était prêt à approuver le financement.

Reg Helwer a indiqué qu’il ne croyait pas que la demande de la province occasionnerait un retard important du projet. Nous cherchons le moyen le plus rapide et efficace de construire ce projet, a-t-il ajouté.

Avec des informations de Bartley Kives et de Sean Kavanagh

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