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Un jeune de 14 ans prévient une surdose d'opioïde dans le centre-ville d'Edmonton

« J’ai déjà vu des surdoses, mais c’était la première fois que je pouvais aider », raconte le jeune Conall MacLellan.

Maggie Glasgow et Connal MacLellan fouillent dans une trousse de naloxone.

Maggie Glasgow, à gauche, a organisé la formation sur l'usage de la naloxone à laquelle Conall MacLellan, à droite, a participé.

Photo : Radio-Canada / Sam Martin

Radio-Canada

Conall MacLellan, 14 ans, d’Edmonton, n’a pas hésité une seconde avant d’administrer à un homme inconscient de la naloxone, un médicament utilisé pour contrecarrer les surdoses d'opioïdes. Il avait récemment suivi une formation communautaire dans son quartier.

L'adolescent a découvert une personne recroquevillée sur le trottoir de la 104e Avenue de la capitale albertaine alors qu'il se promenait à vélo. Cette dernière ne réagissait pas, gardait les yeux fermés et avait les lèvres bleues. J’avais très peur , raconte Conall MacLellan. L’effroi a cependant vite laissé la place à l’action : l’adolescent avait reçu une formation sur l’administration de la naloxone donnée dans son voisinage.

J’ai déjà vu des surdoses, mais c’était la première fois que je pouvais aider, témoigne Conall MacLellan.

Après avoir vérifié s'il y avait un pouls, il a sorti une trousse de naloxone de son sac et appelé le 911. Quand je leur ai dit mon âge, ils étaient un peu surpris, raconte l’adolescent.

L’homme inconscient a repris connaissance quelques minutes après que l’adolescent lui eut fait une piqûre dans la cuisse.

Une initiative de quartier

Conall MacLellan vit dans le quartier de la 118e Avenue (Alberta Avenue), aux prises avec une augmentation des surdoses d'opioïdes.

Une résidente a eu l’idée de demander à une infirmière du coin d’enseigner aux autres personnes résidant autour de l’avenue située au nord du centre-ville comment administrer la naloxone.

Conall MacLellan était un des 12 participants de la formation, accompagné de sa mère.

Conall a toujours été quelqu’un d’attentionné, explique cette dernière, Kathryn Rambow, avec fierté. Il est sensible aux injustices et est interpellé par des problèmes que d'autres ne verraient peut-être pas.

Elle ajoute qu'elle a remarqué une hausse du nombre de personnes évanouies dans les ruelles, sur les trottoirs et sur les terrains verts du quartier

On dirait que c’est la communauté qui finit par devoir essayer de prendre soin [de cette population vulnérable], alors que nous ne sommes pas vraiment équipés, affirme-t-elle.

Même si nous pouvons contrer une surdose, qu'est-ce qu'il arrive après, se questionne la mère de famille.

Hausse des incidents liés aux opioïdes

La directrice générale du Centre de santé Boyle McCauley, Tricia Smith, révèle que le nombre de surdoses n’a pas cessé d’augmenter depuis le mois d’avril à Edmonton.

C’est une= chiffre astronomique par rapport aux années précédentes, lance-t-elle.

Mardi, Services de Santé Alberta (AHS) affirmait avoir répondu à 139 appels aux urgences en lien avec les opioïdes pour la période du 12 au 18 juillet dans la région d'Edmonton.

AHS avait également tiré la sonnette d’alarme vers la fin du mois de juin, en raison d’une flambée de surdoses en l’espace de deux jours.

Peut-être à cause d’un approvisionnement de drogues de mauvaise qualité [...] ou de la réduction des espaces de consommation supervisée, évoque Tricia Smith pour expliquer la situation.

Depuis le début de l’année 2021, plus de 450 Albertains sont morts d’une surdose d'opioïdes.

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