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Camps de sans-abris : des groupes de défense veulent une meilleure réponse des autorités

Des affrontements entre la police et des manifestants.

La police de Toronto a arrêté 26 personnes lors du démantèlement des camps de fortune près du stade Lamport.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Radio-Canada

Des groupes de défense des sans-abris appellent les autorités à de meilleures interventions dans les camps d'itinérants de Toronto. Mercredi dernier, la police de Toronto a démantelé les campements au parc du stade Lamport. Elle a arrêté 26 personnes à la suite d’un avis d’expulsion publié par la Ville.

Aliya Pabani, une bénévole du réseau Encampment Support Network, était présente lors des arrestations. Elle explique que plusieurs personnes ont été blessées lors de l'intervention de la police. Elle ajoute avoir eu des ecchymoses alors que d'autres gens ont eu besoin de points de suture.

Ils donnaient des coups de poing et mettaient leurs genoux sur le cou des gens, c'était intense.

Une citation de :Aliya Pabani, bénévole au réseau Encampment Support Network

Une démonstration de force dégoûtante

Selon la police de Toronto, 11 personnes sans domicile se trouvaient au parc du stade Lamport, dont cinq avaient déjà une place dans des refuges pour sans-abris, trois ont quitté sans contrainte, et une personne a rejeté une offre de logement permanent.

La porte-parole du Service de police de Toronto, Connie Osborne, explique que la police avait essayé de faire entendre raison aux manifestants mais qu'ils étaient conflictuels et agressifs.

Benjamin Ries est avocat en matière de droit du logement à Downtown Legal Services à la faculté de droit de l'Université de Toronto. Il explique que cette intervention policière n’est pas étonnante, car la police avait auparavant rasé les campements dans les parcs Trinity Bellwoods et Alexandra Park.

C’est très choquant de voir cette violence et cette démonstration de force infligées aux gens qui luttent pour leur vie et les vies des membres de leurs communautés, explique-t-il.

Un modèle de campement populaire à Kitchener

À Kitchener, un modèle de logement communautaire se montre prometteur.

Le projet, baptisé A Better Tent City, permet aux personnes en besoin de logement de vivre dans des cabanes privées qui comprennent une porte, deux fenêtres et un lit. Au cours des 15 derniers mois, 50 personnes ont pu être hébergées dans cette communauté.

Un homme est assis devant une cabane pour sans-abris.

A Better Tent City, un modèle de logement de cabane dans la ville de Kitchener, existe depuis 15 mois dans la région.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Jeff Willmer

Selon le cofondateur et bénévole Jeff Willmer, ce modèle est la solution pour le problème d’itinérance dans les villes. Il permet aux personnes d’avoir leur propre espace de logement, souligne-t-il.

Nous n'avons pas demandé de la permission de la Ville, nous l'avons juste construit.

Une citation de :Jeff Willmer, cofondateur, A Better Tent City

Il souligne que ce modèle, qui est financé par des dons et des allocations de logement, est devenu de plus en plus populaire au cours des derniers mois, et les fondateurs ont donc demandé l’appui de la Ville.

La Ville de Kitchener a donc renoncé à l'application des règlements de zonage.

M. Willmer souligne que puisque le camp A Better Tent City existe depuis plus d'un an, c'est un signe que le modèle fonctionne bien.

D’après les informations d'Ali Raza de CBC

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