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La C.-B. met en garde les touristes en visite durant la saison des feux de forêt

Des personnes assises sur une plage devant un lac avec de l'autre côté une montagne et de la fumée.

Plusieurs personnes profitent du lac Osoyoos malgré la fumée des feux de forêt environnants.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lepoutre

Radio-Canada

Les feux de forêt continuent de mobiliser plus de 3000 pompiers à travers la Colombie-Britannique et entraînent l’évacuation de centaines d’autres propriétés. Les autorités demandent d’ailleurs aux touristes d’être conscients de cette situation avant de voyager dans la province.

Présentement, la chose la plus importante, c’est qu’il n’y a pas assez de places pour les personnes qui sont évacuées, affirme le directeur des opérations de l'hôtel Spirit Ridge à Osoyoos, David McBean.

Lundi, le directeur du district régional de Thompson-Nicola, Ken Gilis, déplorait d'ailleurs le manque d'hébergement disponible à Kamloops et dans les villes et villages environnants pour recevoir les personnes évacuées.

Il y a un temps pour les touristes et il y a un temps pour protéger les personnes autour de nous.

Une citation de :David McBean, directeur des opérations de l'hôtel Spirit Ridge à Osoyoos

Mardi matin, près de 700 clients de l’hôtel ainsi qu’une soixantaine d’employés ont dû quitter les lieux en raison d’un ordre d’évacuation. Le temps sec et un changement dans la direction du vent ont augmenté les risques liés à un feu situé à proximité.

L’hôtel, fermé pour le moment, se prépare toutefois à accueillir des équipes de pompiers qui travaillent dans la région. David McBean espère pouvoir ainsi les aider du mieux qu'il le pourra.

Le travail qu’ils ont est déjà incroyablement dur, alors [on veut qu’ils aient] une bonne place pour dormir plutôt que par terre, dans une tente, et qu’ils aient accès à une douche, souligne-t-il.

Plusieurs résidences évacuées

Parmi les 273 incendies qu'affrontent les pompiers en Colombie-Britannique, celui qui a détruit le village de Lytton il y a trois semaines menace maintenant la communauté de Spences Bridge, où un ordre d’évacuation concerne 169 propriétés.

Le district régional de Central Kootenay a, de son côté, ordonné l'évacuation de plus de 170 propriétés sur une bande de 10 kilomètres le long de la rivière Slocan, au nord d'Appledale, près du flanc ouest de l'incendie de Trozzo qui brûle depuis deux semaines.

Le district régional de Columbia Shuswap a également ordonné l’évacuation de toutes les propriétés du quartier Tranquility Bay de Seymour Arm ainsi que celle de plusieurs autres résidences à l’est de la communauté.

La communauté autochtone d'Osoyoos a quant à elle partiellement levé un ordre d'évacuation, permettant aux résidents de 176 propriétés de rentrer chez eux, jusqu'à nouvel ordre.

Selon les plus récentes données de la province, 4351 propriétés font l’objet d’un ordre d’évacuation alors que les occupants de 17 691 foyers à travers la province sont sur un pied d’alerte et se préparent à partir à tout moment.

Graphique du nombre d'hectares brûlés entre 2012 et 2021 en Colombie-Britannique.

Les années 2017 et 2018 battent le record de la plus grande superficie de terres brûlées avec respectivement 1 216 053 et 1 354 284 hectares de terres ravagées par les feux de forêt.

Photo : Radio-Canada

Jusqu’à présent, 338 897 hectares de terre ont été engloutis par les feux de forêt.

C'est plus de 20 fois supérieur à la superficie de terre brûlée durant la saison des feux en 2020, mais encore loin derrière les saisons records de 2017 et de 2018.

Pénurie d'eau dans le sud de la province

Une sécheresse et une pénurie d'eau touchent la moitié sud de la province, ce qui augmente les risques d’incendie et rend d’autant plus difficile le travail des pompiers.

Le gouvernement demande d’ailleurs à la population de réduire son utilisation d'eau, et la pêche en eau douce a été interdite dans de nombreuses régions en raison du stress supplémentaire que subissent les poissons, à cause des faibles débits et des températures élevées de l'eau.

Si les objectifs de conservation ne sont pas atteints et que les conditions de sécheresse s'aggravent, des ordonnances de protection temporaires, en vertu de la Loi sur l'approvisionnement en eau, pourraient être remises aux titulaires de permis d'eau, afin d'éviter des dommages importants ou irréversibles dans les écosystèmes aquatiques.

Avec les informations de La Presse Canadienne et d'Alexandre Lepoutre

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