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Fin des stages universitaires dans une clinique anti-avortement de Saskatoon

La clinique pro-vie Saskatoon Pregnancy Options Centre. (archives)

Le SPOC est un organisme non médical dont le personnel et les bénévoles espèrent que les clients «choisiront le don de la vie», selon son site Internet. (archives)

Photo : CBC / Don Somers

Radio-Canada

La Faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan change son fusil d’épaule en n’offrant plus de stages de formation aux étudiants dans une clinique anti-avortement de la Ville des Ponts.

Après des mois d’enquête approfondie et de réactions négatives sur les médias sociaux, la Faculté a écrit dans une lettre mardi que le Saskatoon Pregnancy Options Centre (SPOC) ne sera plus inclus comme option dans l’avenir.

Le SPOC est un organisme non médical dont le personnel et les bénévoles déclarent tous leur croyance en Jésus-Christ et espèrent que leurs clients choisiront le don de la vie, peut-on lire sur son site Internet.

Soulagement pour des étudiants

Étudiante de troisième année de médecine et représentante du groupe Gender Engagement in Medicine (GEM), Carissa McGuin s’est dite soulagée lorsque la décision est tombée.

Il a fallu du temps et beaucoup de conversations pour y arriver. Nous étions tous heureux de pratiquer la médecine ici et cela nous a rendus fiers qu'ils aient fait le bon choix, a-t-elle déclaré. L’étudiante a fait part de ses préoccupations dès octobre dernier.

Le mois dernier, la faculté avait affirmé que l’option du stage de formation bénévole à cette clinique anti-avortement était toujours convenable, ce qui a suscité des critiques et des remarques sur les médias sociaux de la part d’étudiants, d’anciens étudiants et de groupes nationaux de défense des droits.

D'autres actions de sensibilisation à venir

Les membres du groupe GEM n’arrêteront pas leurs actions et leurs campagnes de sensibilisation.

Selon Colten Molnar, étudiant en troisième année de médecine à l'Université de la Saskatchewan, il reste encore du travail à faire dans le domaine médical pour s'assurer que les médecins ne soient pas un obstacle à l'accès des femmes à l'avortement.

Comment pouvons-nous mieux éduquer les médecins de demain? Je pense qu'il faut vraiment avoir l'œil pour voir quand il y a des injustices dans le système qui a été si bien établi. Je pense que c'est le genre de responsabilité que nous recherchons, a-t-il affirmé.

La Faculté de médecine a accepté d'inclure dans son programme un cours sur l'approche que les médecins doivent adopter lorsqu'ils traitent des patientes ayant une grossesse non planifiée.

Avec les informations de Yasmine Ghania

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