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Des commerçants encore aux prises avec certaines pénuries

Les silhouettes de personnes sur une partie surélevée d'un chantier de construction sont vues lors d'un coucher ou lever du soleil. Ces personnes portent des casques protecteurs.

Des travailleurs de la construction sont à l'oeuvre.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les commerçants du Québec ont été nombreux à souffrir de problèmes d’approvisionnement, dans les derniers mois, et la situation ne s’est pas améliorée.

Dans certains secteurs, la problématique s’est résorbée, mais la plupart des commerces interviewés par Radio-Canada rencontrent toujours des difficultés.

Que ce soit pour les pénuries d’essence, de matériaux ou de roulottes, les détaillants sont forcés, dans la situation, de s’ajuster en fonction des besoins des clients.

Au point où certaines industries ont dû se tourner vers des solutions numériques, histoire de présenter aux clients des produits qu’ils n’ont pas encore sous la main.

On travaille sur une manière de présenter des unités par le web, des visites virtuelles. Quand on a une unité en stock, on vient faire une vidéo de présentation, explique François Vadeboncoeur, directeur des ventes chez Roulottes Lévesque Trois-Rivières.

La pandémie et les sécheresses frappent aussi durement l’industrie du gazon.

On a de la misère à s’approvisionner en tourbe. [...] J’ai moins de misère que les sous-traitants. Par contre, les sous-traitants ont beaucoup de misère à s’approvisionner, ce qui fait en sorte que le prix du gazon augmente, explique Jean-François Balleux, président de l’entreprise Les Aménagements JF Excavation. 

Plusieurs raisons expliquent les pénuries

La pénurie de main-d'œuvre frappe notamment les fournisseurs des commerces, au Canada et aux États-Unis. De plus, la compétition entre entreprises n’aide en rien les entreprises à la recherche de fournisseurs en mesure de répondre à la demande.

Certains fournisseurs ont aussi de la difficulté à ajuster leur production et craigne la perspective du danger qui les guette : la possibilité que la demande chute radicalement. Une possibilité qui entraînerait des surplus importants.

Ils ne sont pas prêts non plus à augmenter beaucoup la capacité [de production] parce qu’ils se disent : "Si après [la demande] diminue, qu’est-ce qu’on va faire avec toutes ces capacités?", explique la professeure au Département de gestion des opérations et de la logistique à HEC Montréal Claudia Rebolledo.

Enfin, les feux de forêt dans l’ouest du Canada font craindre aux commerçants de possibles retards de livraison.

Ces feux pourraient forcer l’imposition de certaines contraintes sur le transport ferroviaire et ainsi engendrer d’importants retards.

Avec les informations de Flavie Sauvageau 

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