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Manifestation à Hamilton contre un projet d'extension des limites urbaines

Trois manifestants tiennent des pancartes.

Des opposants à l'extension des limites urbaines de Hamilton ont manifesté jeudi devant l'hôtel de ville.

Photo : CBC/Bobby Hristova

Radio-Canada

La Ville de Hamilton achèvera vendredi une consultation publique autour d'une éventuelle expansion territoriale, qui comprendrait une utilisation de terres agricoles. Or, plusieurs résidents ont indiqué ne jamais avoir reçu le bulletin municipal qui aurait dû leur permettre de donner leur avis.

Plusieurs personnes se sont rassemblées jeudi devant l'hôtel de ville de Hamilton pour monter leur opposition à l'idée même d'une extension, qui sera débattue prochainement au conseil municipal.

Plusieurs manifestants, dont la directrice générale d'Environnement Hamilton, Lynda Lukasik, étaient habillés en carottes locales surdimensionnées, une allusion aux terres agricoles dont l'avenir est en question.

Vous ne pouvez pas manger l'argent, a-t-on pu lire sur l'une des pancartes.

Un sondage auprès de la population

Un comité d'élus avait voté en mars pour l'envoi par courrier d'un sondage à tous les résidents.

Ceux-ci doivent dire s'ils sont favorables à l'expansion du territoire pour permettre la construction de 28 660 maisons ou s'ils estiment que les nouveaux quartiers doivent être aménagés sur le territoire actuel.

Un espace vide permet également aux citoyens de proposer une troisième option.

Les réponses sont attendues vendredi et peuvent également être soumises par courriel à GRIDS2-MCR@hamilton.ca.

Des sondages non livrés

Certains résidents assurent toutefois qu'ils n'ont pas reçu la demande à leur domicile.

Moi et de nombreux amis qui vivent dans divers quartiers de Hamilton n'avons pas reçu de sondage pour voter, a écrit Inger Hinz dans un courriel à CBC News mardi. J'ai attendu avec impatience cette enquête par courrier, mais à ce jour aucune de ce type n'a été livrée !

La Ville estime que 110 300 ménages supplémentaires s'installeront à Hamilton d'ici 2051 et qu'elle a besoin de plus de terrains pour la construction de logements. Elle envisage de s'étendre sur plus de 1300 hectares de terres de la ceinture blanche – des terres situées à l'extérieur des limites urbaines qui ne sont pas protégées dans la ceinture de verdure.

Des manifestants dans une camionnette remplie de foin.

Certains manifestants craignent que l'autorisation de l'extension des limites urbaines empiète sur des terres agricoles.

Photo : CBC/Bobby Hristova

Nancy Hurst, qui participe à une campagne intitulée Stop the Sprawl [Arrêtez l'étalement, traduction libre], dit que son groupe a découvert que les personnes qui vivent dans des appartements sont moins susceptibles d'avoir reçu l'enquête que celles habitant dans des maisons, tout comme les personnes qui indiquent sur leur boîte aux lettres ne pas vouloir recevoir de prospectus.

Mme Hurst déclare qu'elle a entendu parler de sections du quartier Westdale où l'on n'a pas reçu les sondages en raison d'une erreur du bureau de poste, et dit qu'environ 80 % des résidents d'Ancaster avec qui elle a discuté n'ont pas entendu parler du sondage, même s'ils vivent à la limite urbaine en question.

Sur notre [...] Instagram et notre Facebook, nous avons fait des sondages informels, demandant aux gens : "En avez-vous un?" Les deux sont revenus à 50/50.

Par ailleurs, la résidente note que le logo de la Ville n'apparaissait pas sur l'enveloppe et que les gens auraient donc pu facilement croire qu'il s'agissait de courrier indésirable.

Le document accessible sur Internet

Contactée par CBC News, la porte-parole de la Ville, Aisling Higgins, répond que le personnel avait envoyé plus de 230 000 sondages aux résidents par la poste.

Il y a eu des rapports d'adresses qui n'ont pas reçu d'exemplaire du sondage, ce qui peut être dû au fait que le sondage a été jeté par inadvertance ou que le propriétaire a choisi de ne pas recevoir les circulaires livrées par Postes Canada, déclare-t-elle.

Pour répondre à ces préoccupations, le personnel a mis à jour le site web du projet avec un lien vers l'enquête et des informations sur la manière dont les réponses peuvent être soumises.

Les réponses reçues sur papier et par courriel sont valides et seront signalées au conseil.

Avec les informations de Saira Peesker, CBC News

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