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100 pompiers québécois de plus s’envoleront vers la Colombie-Britannique

Quelques pompiers de dos discutent avant le départ.

Des pompiers de la SOPFEU avant de prendre l'avion pour la Colombie-Britannique, le 5 juillet à Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Érik Chouinard

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) déploiera vendredi 100 pompiers québécois supplémentaires ainsi qu’une équipe de gestion de feux majeurs en Colombie-Britannique, où les nombreux brasiers ont finalement mené à la déclaration de l’état d’urgence, mercredi.

En date de mercredi, 296 feux faisaient toujours rage dans la province de l’Ouest, mobilisant plus de 3000 pompiers, selon le service de lutte contre les incendies BC Wildfire. Plus de 350 membres des Forces armées canadiennes et une centaine de pompiers en provenance du Mexique viendront également leur prêter main-forte au cours des prochains jours.

La Colombie-Britannique connaît un début de saison d’incendies très importants. Au Québec, en ce moment, il n'y a que quatre feux en activité, explique le coordonnateur à la prévention et aux communications de la SOPFEU, Stéphane Caron, sur les ondes de RDI.

Un tableau indique le bilan des feux dans la province.

Bilan des feux en Colombie-Britannique en date du mercredi 21 juillet.

Photo : Radio-Canada

De plus, le fait que cela brûle à plusieurs endroits au Canada fait en sorte que l’aide est plus difficile à partager. Le Québec et les Maritimes sont donc sollicités, comme les autres provinces sont déjà aux prises avec leur propre situation, souligne le coordonnateur de la SOPFEU.

Le plus important déploiement de l’été

La SOPFEU avait aussi envoyé d’autres renforts plus tôt ce mois-ci, 40 pompiers, le 5 juillet et 20 autres, le 16 juillet. Avec ces nouvelles ressources qui seront déployées et celles qui ont aussi été dépêchées dans d’autres provinces, 156 Québécois auront participé à l’effort à travers le reste du pays.

Stéphane Caron en entrevue à RDI.

Le coordonnateur à la prévention et aux communications de la SOPFEU, Stéphane Caron.

Photo : Radio-Canada

Vendredi, ce sera tout de même le plus important déploiement, avec en plus une équipe de gestion de feux majeurs. Cette équipe, ce sont des spécialistes qui vont prendre en charge l’organisation du combat d’un complexe de feu et aider les pompiers qu’on envoie, précise Stéphane Caron.

Parmi les 100 pompiers qui seront envoyés, 46 sont des pompiers forestiers de la SOPFEU et 53 sont des combattants auxiliaires.

Un hélicoptère survole le feu de Nk'Mip Creek, près d'Osoyoos, en Colombie-Britannique.

Un hélicoptère survole le feu de Nk'Mip Creek, près d'Osoyoos, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Comme pour tous les déploiements, ceux-ci auront à travailler pendant 14 jours consécutifs pour combattre les brasiers. C’est une norme canadienne, c’est toujours comme ça quand il y a des déploiements. Donc ce sont de grosses journées, on parle d’au moins 12 heures de travail par jour, dans des conditions de chaleur intense, relate le coordonnateur de la SOPFEU.

Peut-être plus d’aide à venir

La SOPFEU évalue la possibilité d’avoir à envoyer plus de ressources dans les prochains jours et les prochaines semaines. C’est lié à la météo et en ce moment les conditions nous permettent de le faire. Au fur et à mesure, on l’évalue en s'assurant de pouvoir répondre à nos besoins, ici, au Québec, indique Stéphane Caron.

Un pompier observe des arbres brûlés de sa voiture.

Un pompier observe des arbres brûlés de sa voiture.

Photo : BC Wildfire/Twitter

Selon lui, les incendies qui font rage en Colombie-Britannique sont fort probablement loin d’être terminés. Par exemple, l’an passé, le grand feu au Québec, au nord du Lac-Saint-Jean, qui était grand comme la superficie de l'île de Montréal avait pris 63 jours à s'éteindre à lui seul, illustre-t-il.

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