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La police reconnaît des manquements lors de l’enquête sur la mort d’Alloura Wells

Alloura Wells se prend en photo avec son téléphone devant un miroir.

Alloura Wells a été trouvée morte dans un ravin à Toronto en 2017.

Photo : Facebook/Alloura Wells

Radio-Canada

Le chef intérimaire de la police de Toronto a admis qu’il y avait eu une série d’erreurs dans l’enquête sur la mort d’une femme transgenre, dont le corps a été retrouvé dans le ravin du quartier Rosedale en 2017.

Dans une entrevue réalisée par CBC News à la suite d’une enquête en profondeur pour la réalisation d’un podcast, le chef James Ramer mentionne le non-respect des marches à suivre, des documents qui n’ont pas été soumis, une « personne d'intérêt » qui n’a pas été interrogée et le fait que la communauté n’ait pas été mise au courant.

Le chef Ramer ajoute que des accusations de manquement à son devoir auraient été portées contre un policier s’il n’avait pas pris sa retraite.

Ces déclarations surviennent alors que la police de Toronto tente d’améliorer les relations avec les membres de la communauté LGBTQ, après un rapport accablant sur la façon dont le corps policier traitait les cas de disparition.

L’auteure du rapport produit dans la foulée de l’affaire Bruce McArthur, la juge Gloria Epstein, note qu’Alloura Wells avait souvent des démêlés avec la police. C’était une personne vulnérable : transgenre, sans-abri, toxicomane et travailleuse du sexe.

À bien des égards, les enjeux entourant l’enquête sur Alloura Wells sont un microcosme des problèmes systémiques au sein du service de police, concluait la juge.

James Ramer n’est pas d’accord avec l’idée que l’enquête ait été bâclée en raison de ce qu’elle était.

Honnêtement, je n’ai jamais vu qui que ce soit qui soit influencé dans une enquête par le genre, le lieu de naissance ou la situation d’une personne, a-t-il assuré. Ça n’influence pas la façon dont nous enquêtons.

Le corps d’Alloura Wells a été trouvé près d’une tente, par deux personnes qui marchaient dans le ravin. Au départ, les détectives du bureau des enquêtes criminelles et de l’escouade des homicides n’ont pas été avisés de cette découverte.

La décomposition était assez avancée. Le coroner n’a trouvé aucune indication que la mort était un acte criminel, mais a constaté que Mme Wells avait subi des blessures graves, dont des fractures.

L’escouade des homicides est responsable de l’enquête, mais il ne s’agit pas d’un dossier actif. Quatre ans après sa mort, ses amis et sa famille ne savent toujours pas ce qui est arrivé à Alloura Wells.

D'après les informations de Justin Ling de CBC News

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