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Une nouvelle compagnie théâtrale « inclusive » et « sociale » à Iqaluit

Montage de portraits en noir et blanc d'Alexandre Michaud et de Murielle Jassinthe.

Alexandre Michaud et Murielle Jassinthe, deux francophones d'Iqaluit, font partie des membres fondateurs de la nouvelle troupe de théâtre Nunavut Theatre Company.

Photo : Alexandre Michaud / Murielle Jassinthe

Une nouvelle compagnie de théâtre a vu le jour à Iqaluit. La Nunavut Theatre Company, qui compte parmi ses membres fondateurs deux francophones, a une vocation sociale qui met de l'avant l'inclusivité.

Murielle Jassinthe et Alexandre Michaud ont toujours été impliqués dans les arts performatifs. Fonder une compagnie de théâtre au Nunavut était donc un nouveau pas logique pour eux.

La Nunavut Theatre Company n’en est qu’à ses balbutiements, et même si les projets sont là, il n’y a pour l'instant pas de local attitré. Je ne sais pas si on peut considérer notre salon personnel comme étant notre local. On est entre nous, c’est très théâtre communautaire la façon, dont on s'investit, s’amuse Alexandre Michaud.

Murielle Jassinthe et Alexandre Michaud, ainsi que la troisième membre fondatrice, Jessie Hale, ont a coeur d'être une compagnie inclusive et à vocation sociale.

On veut créer un endroit sécuritaire pour que tous les Nunavummiut puissent s’exprimer à travers les arts performatifs, où ils vont se sentir bienvenus, inclus et respectés, précise Murielle Jassinthe.

Un portrait de Jessie Hale en noir et blanc.

Jessie Hale fait elle aussi partie des membres fondateurs de la Nunavut Theatre Company.

Photo : Jessie Hale

Ainsi, la compagnie réfléchit déjà à une pièce de théâtre pour célébrer le Mois de l’histoire des Noirs en partenariat avec la Nunavut Black History Society. La pièce parlerait aux immigrants et à d’autres membres de la collectivité racisés, précise-t-elle.

Murielle Jassinthe explique que, pour sélectionner les projets, la compagnie se demande si la pièce pose des questions intéressantes.

On s’assure aussi que les pièces vont toucher à l’universel et permettre d’avoir une distribution multiculturelle, ouverte.

Une citation de :Murielle Jassinthe, cofondatrice de la Nunavut Theatre Company

Les fondateurs font aussi attention à ce que les oeuvres qu’ils choisissent ne véhiculent aucun préjugé et qu’elles permettent des dialogues.

En anglais... pour l’instant

Si, pour l’instant, la langue de prédilection est, par défaut , l’anglais, Mme Jassinthe et M. Michaud affirment qu’ils souhaiteraient que cela évolue.

Ils mentionnent la possibilité de projeter des sous-titres en français et inuktitut, et, par la suite, de donner des représentations dans ces langues.

Nos deux prochaines pièces sont en anglais, mais l’idée, c’est d’offrir d’autres activités en français ou en inuktitut, explique Alexandre Michaud.

Parmi les activités proposées figurent de la formation, pas seulement au jeu, mais à des aspects plus techniques comme la mise en scène, le son ou encore la lumière.

Alexandre Michaud aimerait également bien sillonner le territoire. On n’a pas décidé de s’appeler la Nunavut Theatre Compagny pour rien, notre projet c’est de nous étendre, dit-il.

Une dernière chose tient particulièrement à cœur aux deux artistes : que leurs activités soient accessibles au plus grand nombre. Les représentations seront donc, soit gratuites, soit à très bas prix.

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