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Des employés d'hôtels manifestent à Québec

Des manifestants devant le Hilton à Québec.

Des employés ont manifesté devant le Hilton à Québec.

Photo : Radio-Canada/Victor Paré

Des employés d'hôtels ont manifesté ce midi à Québec devant les hôtels Delta et Hilton. Les syndiqués affiliés à la CSN sont sans convention collective depuis un peu plus d’un an.

Les travailleurs réclament des augmentations salariales variant entre 2 % et 4 %. Ils souhaitent également obtenir une garantie du maintien du lien d’emploi, une bonification de la couverture des assurances collectives ainsi qu’un contrat de travail d’une durée de quatre ans.

C'est très raisonnable et jusqu'à ce jour, l'employeur ne nous a même pas remis les demandes monétaires. On ne sait même pas ce qu'il veut faire monétairement, affirme la présidente du syndicat du Hilton Québec, Louise Jobin.

Reculs importants

Les syndiqués soulignent que les employeurs réclament des reculs importants, alors que l’industrie vit une pénurie de main-d'œuvre majeure. Les syndiqués estiment au contraire qu’il faut rendre les conditions de travail plus attrayantes.

On a été surpris de voir que les employeurs sont arrivés avec des demandes de reculs importantes au niveau des conditions de travail. Les employeurs se servent de la pandémie pour charcuter les conditions de travail, estime le porte-parole syndical, Michel Valiquette.

Lorsque je suis entrée il y a 35 ans, j'avais besoin de 1175 heures pour avoir mon statut à temps complet. Aujourd'hui, ils veulent qu'on fasse 1560 heures. Ça augmenterait la précarité et réduirait l’accès aux avantages sociaux, illustre Louise Jobin.

Conditions bonifiées

L’Association hôtelière de la région de Québec souligne que les conditions de travail de bien des employés ont été améliorées au cours des dernières années, mais aussi depuis le début de la pandémie.

Depuis quelques années, les établissements ont fait des ajustements. Dans certains établissements, par exemple, les gens ne travaillent jamais un samedi et un dimanche. On a vu une augmentation du salaire de base. Les employés ont aussi des assurances et une certaine flexibilité des conditions de travail, affirme la directrice générale, Marjolaine de Sa.

Chute des revenus

Elle rappelle également que les revenus ne sont pas encore au rendez-vous et que la marge de manœuvre des employeurs n’est pas si grande.

Depuis 16 mois, les établissements sont en perte d'argent. Même si on a un été à 60, 65% de taux d'occupation, jamais on ne rattrape ce qu'on aurait pu faire avec les touristes internationaux. Le tarif moyen pour une chambre est encore 35 % plus bas que d'habitude, mentionne Marjolaine de Sa.

Les négociations touchent 26 hôtels de la province, dont le Hilton, le Delta et le Manoir du Lac Delage dans la région de Québec. Ces trois hôtels comptent environ 600 travailleurs syndiqués.

Appuis aux travailleurs de PUR Vancouver

Par ailleurs, des travailleurs de l'hôtellerie du Québec et de la Colombie-Britannique ont formé une ligne de piquetage symbolique devant des hôtels PUR, entre autres à Québec.

Ils dénoncent le fait que le propriétaire, la société sud-coréenne DSDL, refuse de réembaucher des travailleurs de Vancouver qu'il a mis à pied en raison de la pandémie.

DSDL Canada a licencié 97 des 126 travailleurs de longue date au Hilton Vancouver Metrotown, en Colombie-Britannique, pendant la COVID-19.

Les travailleurs de l'Hôtel PUR ont envoyé des lettres à la direction de l'hôtel et ont fait des dons à la caisse de secours pour les employés licenciés et en lock-out du Hilton Metrotown, afin de demander à DSDL de mettre fin au conflit de travail.

Avec la collaboration de Marie-Pier Mercier

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