•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chine : stupeur à Zhengzhou après la dévastation, la pluie menace toujours

Deux secouristes, l'un tenant une petite fille dans ses bras, marchent vers la caméra dans une rue inondée.

Des secouristes de Bluesky viennent en aide aux sinistrés à la suite des inondations à Zhengzhou.

Photo : AFP / NOEL CELIS

Agence France-Presse

Coupures d'eau et d'électricité, routes barrées et habitants incrédules qui constatent les dégâts : Zhengzhou tente de reprendre jeudi le dessus après les inondations qui ont fait au moins 33 morts dans cette cité du centre de la Chine.

L'équivalent d'une année de pluie en trois jours : la métropole de 10 millions d'habitants a subi mardi un orage dévastateur qui a englouti jusqu'à une ligne de métro et laissé en surface d'impressionnants amas d'automobiles.

La cité, située à environ 700 km au sud de Pékin, reste envahie par les eaux dans certains quartiers. Agents d'entretien, pompiers et dépanneurs s'affairent à déblayer les dégâts.

Sous une faible pluie, les habitants tentent jeudi matin de sortir de chez eux pour se ravitailler ou se rendre au travail. À la sortie d'un tunnel du centre-ville, beaucoup restent stupéfaits devant l'entassement de dizaines de véhicules emportés par les flots.

Les commerces à proximité ont souffert aussi.

L'eau est montée jusque-là, à environ 80 centimètres, explique à l'AFP M. Chen, patron d'un restaurant populaire de la rue Yongan.

Mes pertes? Ça peut aller, comparé à ce qui s'est passé dans le tunnel, dit-il.

On ignore si des automobilistes se trouvent toujours dans les voitures coincées à l'intérieur.

Certains véhicules n'ont que le toit qui émerge de l'eau boueuse.

Vue aérienne de voitures les unes par-dessus les autres sur une route menant à un tunnel.

Des voitures se sont empilées à l'entrée d'un tunnel de Zhengzhou en raison des inondations.

Photo : AFP / NOEL CELIS

Face à l'ampleur de la catastrophe, le président Xi Jinping a appelé mercredi à la mobilisation après ces inondations extrêmement graves.

Le pays reste sous le choc des images de la ligne 5 du métro, envahi par une crue soudaine, avec des passagers qui gardent la tête hors de l'eau debout sur des sièges pendant que l'air se raréfie.

Le gouvernement a débloqué une aide d'urgence de 100 millions de yuans (19,4 millions de dollars canadiens) pour le Henan, la province très peuplée dont Zhengzhou (prononcer : Djangue-djo) est la capitale.

Le dernier bilan pour l'ensemble de la province fait état de 33 morts et de 8 disparus depuis ces derniers jours, tandis que 376 000 personnes ont été évacuées, selon les autorités.

Alors que plus de 200 000 hectares de cultures ont été engloutis, les dégâts sont évalués à 1,22 milliard de yuans (240 millions de dollars canadiens), selon la même source.

Encore plus de pluie à venir

Échaudés par l'orage, de nombreux habitants de Zhengzhou ont garé leur voiture en hauteur sur des passerelles et échangeurs routiers, pour échapper à une éventuelle remontée des eaux.

La météorologie nationale annonce encore des pluies avant une accalmie vendredi. Mais plus au nord, jusque dans le Hebei, la province qui entoure Pékin, certains secteurs ont été placés à leur tour en alerte rouge.

À Zhengzhou, un grand nombre d'hôtels n'accueillent plus de clients, faute d'électricité ou d'alimentation en eau propre, comme l'hôtel Hampton en centre-ville.

L'orage a inondé nos systèmes électriques. On utilise un groupe électrogène pour avoir une alimentation, mais juste pour l'accueil au rez-de-chaussée, dit une réceptionniste.

Alors que les transports publics sont à l'arrêt, beaucoup de personnes originaires du reste du pays souhaitent quitter la ville.

Je cherche à rentrer à Shanghai, lance Zhang Peng, qui tente de réserver un train via une application mobile sur son téléphone intelligent. Même si la météo s'est améliorée, il n'y en a pas encore de disponible. Mais ça a l'air de se débloquer pour les avions, ajoute-t-il.

L'impact des changements climatiques est évoqué pour expliquer ces inondations, les plus violentes dans la région depuis que des mesures ont commencé à être enregistrées il y a 60 ans.

Certains responsables évoquent même les pires inondations du millénaire.

Ces catastrophes montrent que les événements climatiques extrêmes et leur intensité vont croissant, écrit jeudi le quotidien Global Times dans un éditorial.

Il ne suffit plus de dire vaguement une fois par millénaire ou une fois par siècle, mentionne le journal. Nous devons nous tenir prêts à affronter des intempéries catastrophiques plus souvent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !