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Les É.-U. verseront la moitié de leur contribution à l'AMA en attendant des réformes

L'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal

Des bureaux de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal

Photo : afp via getty images / ERIC THOMAS

Agence France-Presse

Les États-Unis vont verser la moitié de leur contribution annuelle à l'Agence mondiale antidopage (AMA) et conditionner le paiement du reste à des réformes plus profondes au sein de l'instance internationale, a indiqué mercredi un responsable américain.

Nous devons voir une transformation du comité exécutif de l'AMA, a expliqué devant une commission du Sénat Richard Baum, coordonnateur de la lutte antidopage dans le sport au sein du Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues (ONDCP) à la Maison-Blanche.

C'est l'instance décisionnaire clé de cette organisation, une sorte de comité directeur, qui doit se changer en instance d'experts complètement indépendants. Son travail est trop important pour avoir ne serait-ce que l'apparence d'un conflit d'intérêts, a-t-il expliqué devant la commission américaine sur la sécurité et la coopération en Europe, aussi appelée commission Helsinki.

Nous allons fournir un peu plus de la moitié – 1,6 million de dollars – sur les 2,9 millions de la contribution américaine, a-t-il affirmé.

Il y a eu de bonnes discussions au sein de l'AMA sur des réformes, mais les États-Unis voudraient voir des avancées supplémentaires avant de payer l'autre moitié, a ajouté M. Baum.

Il y a un environnement difficile pour engager des réformes, mais nous attendons de voir des progrès, a-t-il dit, faisant part de ses espoirs d'en voir certains réalisés cette année.

Washington, principal contributeur de l'AMA, avait déjà menacé en juillet 2020 de cesser ses versements si l'agence antidopage ne mettait pas en œuvre des réformes de gouvernance, notamment au sein de son comité exécutif.

Les États-Unis critiquaient notamment la gestion de l'AMA dans l'énorme scandale du dopage russe révélé après les Jeux d'hiver de Sotchi en 2014. Ils mettaient en doute son indépendance avec autant de responsables de fédérations sportives et de membres du Comité international olympique qui, selon Washington, exercent une influence en son sein. L'AMA réfute ces accusations.

Parallèlement à ses pressions sur l'AMA, Washington compte sur la loi antidopage Rodchenkov entrée en vigueur en décembre 2020, qui permet à la justice américaine de poursuivre hors de ses frontières toute personne impliquée dans une affaire de dopage à l'échelle internationale.

Elle porte le nom de l'ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou à l'origine des révélations sur le dopage organisé en Russie entre 2011 et 2015, et réfugié aux États-Unis.

Le texte avait été accueilli avec scepticisme par de nombreux acteurs internationaux dont l'AMA, qui craignait qu'elle ne sape sa capacité à accomplir sa mission de régulateur global de l'antidopage.

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