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Rejet de GNL Québec : des réactions en Mauricie

Un panneau du BAPE.

Les audiences publiques du BAPE se sont déroulées à l'automne 2020.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Radio-Canada

La Ville de La Tuque avait négocié avec GNL Québec des redevances pouvant aller jusqu’à 10 M$ par année. Le maire est déçu de devoir dire adieu à ces revenus. Il souhaite maintenant que les députés de la région mettent la main sur des projets de développement économique pour compenser les pertes.

Le gouvernement du Québec a annoncé mercredi qu'il rejette le projet.

Ça n’aide en rien la vitalité de notre région, déplore le maire Pierre-David Tremblay. Le budget de sa ville totalise 30 M$ annuellement. Il prévoyait profiter de ces revenus pour développer des projets à caractère environnemental.

Il interpelle la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, et le ministre du Travail, Jean Boulet, pour que des entreprises en énergies renouvelables ou en lien avec les forêts viennent s’établir à La Tuque.

On a de la place pour ça. Je suis le troisième plus gros producteur d’électricité au Québec et je reçois des peanuts d’Hydro-Québec, souligne le maire. Il ajoute que plus que l’argent, ce sont les emplois et la rétention des jeunes en région qui sont en jeu.

Pierre-David Tremblay souligne que l’oléoduc de GNL Québec avait l’appui de ses citoyens, tout comme celui des résidents du Saguenay. Le maire soutient le projet depuis une dizaine d’années.

Pas de consensus chez les Atikamekws

Les discussions étaient toujours en cours avec les communautés Atikamekws. Le grand chef de la Nation Atikamekw explique que les consultations n’étaient pas encore terminées. Il y avait encore beaucoup de travail à faire à ce niveau-là avant de dire que les choses avançaient et que les Atikamekw acceptaient, affirme Constant Awashish.

Le grand chef affirme que des redevances étaient aussi en négociation, mais il n’en connaît pas le montant. On ne peut pas dire qu’on manque quelque chose pour le moment.

Constant Awashish estime que la décision du gouvernement du Québec suit la logique puisque les conditions émises par le Bureau des audiences publiques en environnement n’étaient pas rencontrées selon les différents mémoires déposés.

Le BAPE estimait que pour donner son aval à GNL Québec, la preuve d’acceptabilité sociale, d’une réduction des gaz à effets de serre et de contribution à la transition énergétique devaient être faite.

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