•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le conflit entre le Parti vert et sa cheffe se transporte devant les tribunaux

La fronde, contrairement à ce que prétendait Annamie Paul lundi, n'est pas terminée.

Annamie Paul lors d'un point de presse dans un parc.

Annamie Paul voit son leadership contesté au sein du Parti vert du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le Parti vert du Canada (PVC) conteste devant la Cour supérieure de l'Ontario une ordonnance d'arbitrage le sommant d'annuler les votes de défiance organisés contre sa cheffe Annamie Paul.

Un document de cour obtenu par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, montre que la fronde menée par la formation politique pour renverser sa cheffe, contrairement à ce que prétendait celle-ci lundi, n'est pas terminée.

On comprend maintenant que c'est une décision d'arbitrage qui avait permis à Mme Paul de dire que son leadership ne serait plus contesté d'ici le 21 août, date prévue de la prochaine assemblée générale du parti – un détail qui n'avait pas été révélé par la principale intéressée jusqu'ici.

Or, le PVC rejette ce dénouement. Ses avocats demandent à la Cour de casser la décision de l'arbitre, qui avait ordonné à l'organe décisionnel du parti – le conseil fédéral – non seulement d'annuler les votes de défiance organisés contre Annamie Paul, mais aussi de renoncer à lui retirer sa carte de membre du parti.

Le PVC estime en essence que l'arbitre a outrepassé ses droits, dans la mesure où le contrat de travail de Mme Paul relève du Fonds du Parti vert – l'organisme qui contrôle les cordons de la bourse de la formation politique – et non du conseil fédéral. D'ailleurs, le Fonds du Parti vert conteste lui aussi l'ordonnance d'arbitrage.

Mme Atwin en point de presse aux côtés de Dominic LeBlanc.

La transfuge Jenica Atwin aux côtés du ministre Dominic LeBlanc lors de l'annonce de son adhésion au PLC.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Annamie Paul est à couteaux tirés avec les membres du conseil fédéral du PVC depuis plusieurs semaines. La position du parti sur le conflit au Proche-Orient est au coeur du litige, qui a notamment mené au départ de la députée de Frederiction Jenica Atwin. Celle-ci siège maintenant avec les libéraux de Justin Trudeau.

Le Parti vert reproche à Annamie Paul de ne pas avoir désavoué son ex-conseiller Noah Zatzman après que celui-ci eut traité Mme Atwin d’antisémite. Mme Paul, qui se félicite d'être la première femme noire de confession juive à diriger un parti politique fédéral, se défend en se disant victime de racisme et de sexisme.

Mme Paul a d'ailleurs regretté mercredi de ne pas avoir été invitée à s'exprimer au sommet sur l'antisémitisme organisé par le gouvernement Trudeau.

Je suis la première femme juive à diriger un grand parti politique au Canada, et je ne suis que la deuxième personne juive [à diriger un parti] au cours des 45 dernières années, donc, mon point de vue compte dans cette conversation, a-t-elle déclaré.

Depuis le départ de Mme Atwin, le parti ne compte plus que deux députés à la Chambre des communes, soit l'ex-cheffe Elizabeth May, qui a soutenu la candidature d'Annamie Paul lors de la dernière course à la direction, et Paul Manly, qui a lui aussi été la cible des critiques acerbes de Noah Zatzman le printemps dernier.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !