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Des chercheurs de l’UQAT étudient les cyanobactéries au lac Beauchamp

Des personnes sur la rive d'un lac avec une chaloupe gonflable accostée au bord de l'eau.

Des chercheurs de l'UQAT prélèveront des échantillons d'eau du lac Beauchamp chaque mois.

Photo : Gracieuseté

Martin Guindon

Des chercheurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) se penchent sur la présence de cyanobactéries au lac Beauchamp dans la région d’Amos.

Les professeurs Guillaume Grosbois et Miguel Montoro Girona, du Groupe de recherche en écologie de la MRC Abitibi, effectuent une recherche sur ces algues bleu vert, dont certaines libèrent des toxines, afin de mieux comprendre leur présence et leur prolifération.

Une floraison d'algues bleues montrée par des chercheurs canadiens.

Une floraison d'algues bleues montrée par des chercheurs canadiens.

Photo : University of Alberta

Ils ont obtenu lundi une aide de 10 000 $ de la Ville d’Amos afin d’inclure le lac Beauchamp à leur projet d’étude qui inclut aussi le lac Fortune, dans le secteur de Rouyn-Noranda.

Depuis 2008, le lac Beauchamp est aux prises avec des efflorescences récurrentes de cyanobactéries, qui entraînent parfois la fermeture de la plage municipale. Une situation qui intrigue les chercheurs puisque le lac dépend des eaux souterraines.

Un appareil sur un comptoir en acier inoxydable.

Les échantillons d'eau du lac Beauchamp sont analysés en laboratoire.

Photo : Gracieuseté

Pour avoir une croissance de cyanobactéries très fortes dans un lac, il y a en général trois critères. Le premier, c’est des températures élevées. C’est pour ça que ça arrive surtout l’été. Le deuxième, c’est des courants qui sont très faibles, ça veut dire un lac très calme avec des eaux stagnantes. Et le dernier, c’est un apport nutritif important. Or, les lacs qui sont dépendants des eaux souterraines, normalement, ils n’ont pas un apport nutritif important, donc c’est très rare qu’il y ait des explosions de cyanobactéries, de la croissance algale dans ces types d’écosystèmes, explique le professeur associé Guillaume Grosbois.

Les détecter à l’avance

Les chercheurs recueilleront des échantillons sur une base mensuelle tout au long de la prochaine année afin d’étudier le comportement des cyanobactéries dans différentes conditions. Ils tenteront aussi de découvrir d’où proviennent ces nutriments, essentiellement du phosphore, présents de façon aussi abondante dans ce plan d’eau.

Ils essaieront aussi de comprendre l’effet de cette présence sur la chaîne alimentaire de cet écosystème aquatique.

Tasnim Anjum Mou prend des notes tandis qu'elle se trouve sur un bateau.

Tasnim Anjum Mou, étudiante à la maîtrise, participe au projet de recherche avec les professeurs Guillaume Grosbois et Miguel Montoro Girona.

Photo : Gracieuseté

On a aussi des partenaires qui sont dans le sud du Québec et en Europe, qui eux aussi vont suivre des lacs qui ont des problèmes similaires. Puis, on va tester une nouvelle méthode qui est basée non seulement sur la croissance des cyanobactéries, mais aussi sur leur activité. C’est une méthode complètement nouvelle, qui normalement devrait nous permettre de détecter le moment où les efflorescences vont commencer deux ou trois semaines avant les techniques traditionnelles, précise Guillaume Grosbois, qui croit être en mesure de déposer son rapport de recherches en 2023.

Un projet bien accueilli

Ce projet de recherche est accueilli favorablement par l’Association des riverains. C’est sûr que nous, on travaille pour essayer de trouver des façons d’améliorer la qualité du lac. Les gens investissent de bons montants dans un chalet ou une résidence. Si on recule à il y a peut-être dix ans, on ne voyait à peu près jamais ça des algues bleu vert ici. Ça préoccupe beaucoup le monde et l'Association. Nous autres, on était très contents que la Ville d’Amos embarque dans ce projet-là, souligne le président Mario Grenier.

À la Ville d’Amos, on a entendu les préoccupations des riverains et on s’inquiète aussi de la situation, puisqu’on y retrouve sa base de plein air et sa plage municipale. La Ville espère que cette recherche pourra la guider dans la prise de décisions visant à protéger ce lieu de villégiature.

Le fait que des chercheurs spécialisés en écologie aquatique nous proposent une analyse d’un an à travers les saisons pour pouvoir recenser la prolifération des bactéries, nous autres on trouvait que c’était une super belle opportunité d’augmenter notre connaissance et d’arriver à des propositions qui pourraient nous permettre d’améliorer la santé du lac à long terme, affirme le maire Sébastien D’Astous.

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