•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Rejet de GNL Québec : il n’y aura pas de BAPE sur le projet de Gazoduq

Carte du trajet du gazoduc entre l'Ontario et le Québec.

Le projet prévoyait un gazoduc qui s'étendait sur 782 km de l’Ontario jusqu'au Saguenay en passant par l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada

Annie-Claude Luneau

En rejetant le projet d’une usine de liquéfaction au Saguenay, le gouvernement du Québec refuse par le fait même le projet de gazoduc qui aurait traversé une partie de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Haute-Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L’entreprise Gazoduq souhaitait construire un pipeline de gaz naturel de 780 kilomètres pour relier le Nord-Est ontarien à l’usine de Saguenay.

Le ministre de l’Environnement Benoît Charrette a indiqué en point de presse mercredi après-midi que sans usine de liquéfaction, il n’y aura pas de gazoduc, donc on peut conclure qu’il n’y aura pas de second BAPE pour évaluer le projet de gazoduc qui meurt avec le projet d’usine de liquéfaction.

Benoit Charette à la conférence de presse sur la valorisation de vapeur de l'incinérateur.

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Le gouvernement du Québec avait en effet accepté de donner deux mandats distincts au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur GNL Québec et sur son entreprise sœur, Gazoduq.

Une stratégie qui aura été la bonne, croit Mr Charrette : au départ, on avait dit deux BAPE et certains s’interrogeaient sur notre stratégie, aujourd’hui, on comprend qu’on avait raison.

Invitée à réagir, l’entreprise Gazoduq a indiqué par courriel avoir pris connaissance de la décision.

Nous sommes évidemment déçus et continuons de croire en la pertinence de ce projet carboneutre et à sa crédibilité à l’échelle internationale, surtout quant à sa contribution à la réduction de gaz à effet de serre. Ce projet a en effet la capacité de réduire considérablement les émissions de GES à l’échelle internationale et, comparé à d’autres projets de la sorte, il permettrait d'établir une nouvelle référence mondiale dans l'industrie en matière de gestion environnementale et d'innovation. L’entreprise suivra de près les décisions de GNL Québec pour la suite des choses de son côté. Ceci permettra de préciser du même coup l’avenir du projet Gazoduq, a-t-on écrit dans un courriel.

Les groupes environnementaux soulagés

Les groupes environnementaux qui ont milité contre GNL Québec/Gazoduq se réjouissent de l'abandon du projet.

Moi, je suis vraiment soulagé qu’on puisse enfin dire : bon, un projet de moins. Aux dires du ministre, c’est aussi la fin du projet Gazoduq qui allait passer ici en Abitibi, qui allait traverser 800 cours d’eau, a spécifié François Gagné, co-porte-parole de la Coalition anti-pipeline de Rouyn-Noranda.

Il ajoute que la mobilisation citoyenne aura permis de faire avorter ce projet, soulignant au passage les prises de position de la Coalition Fjord, de l’Action boréale, du regroupement Gazoduq, parlons-en, et des communautés autochtones.

Ça a été le travail de terrain de plusieurs années. Je pense que c’est le fait que tout le monde s’est mis ensemble, je pense que ça a été un pan très large de la société qui s’est dit on veut aller ailleurs, ce projet-là, il faut le bloquer. Tout le monde s’est bien rendu compte qu’on n’était plus là en 2021.

Le rapport du BAPE, rendu public en mars, avait émis de sérieuses réserves concernant la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel au Saguenay.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !