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Grève chez Olymel : toujours pas d'entente

La façade de l'usine Olymel de Vallée-Jonction.

La grève générale illimitée en vigueur depuis maintenant près de trois mois à l'usine d'abattage de porc se poursuit jusqu'à nouvel ordre (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Bien que les deux dernières journées de négociations lundi et mardi aient permis de rapprocher les positions des syndiqués de l'usine Olymel de Vallée-Jonction et de l'employeur, les questions du salaire, des horaires et de la durée de la convention collective achoppent encore.

Seulement trois points en litige empêchent désormais les syndiqués de l'usine Olymel de Vallée-Jonction de s'entendre avec l'employeur pour le renouvellement de leur convention collective.

Ça ne donne rien de parler parce qu’on n'est pas capables de s’accorder sur les trois derniers points, lance le président du syndicat des travailleurs, Martin Maurice, en entrevue à Radio-Canada.

Il y a deux points qui sont apparus dans les derniers jours sur les horaires de travail et la durée de la convention collective, c’était des nouvelles choses, poursuit-il. On avait commencé syndicalement à 3 ans, l’employeur était à 5 ans. On s’était accordé sur 5 ans. En fin de compte, ils ont demandé 6 ans, puis cette nuit, ils ont demandé une 7e année.

On nous demande davantage d’argent. Le compromis qu’on est prêt à faire pour en donner c’est d’étirer la durée de la convention pour avoir le temps d’amortir les sommes demandées pour l’an 1 et l’an 2 de la convention, s'est défendu Paul Beauchamp, premier vice-président chez Olymel.

On parle d’une proposition qui globalement accorderait 5,70 $ au travailleur avec un 2 $ la première année et 1 $ la deuxième année. On s’est rendu à la hauteur des demandes, mais, on s’est dit qu’en contrepartie, on va étirer la longueur de la convention, explique-t-il.

10 heures de travail en 4 jours

Pour ce qui est de la question des horaires qui fait encore débat, M. Beauchamp assure qu’il aimerait offrir des semaines de 4 jours, en raison de 10 heures par jour. Ce système a été accepté pour les quarts de nuit, mais pas pour les quarts de jour. Olymel y voit là un avantage opérationnel et de rétention de main-d’œuvre en offrant des fins de semaine de 3 jours aux travailleurs.

La grève générale illimitée en vigueur depuis maintenant près de trois mois à l'usine d'abattage de porc se poursuit donc jusqu'à nouvel ordre.

Et bien que le conflit de travail ne soit pas clos, M. Maurice reconnaît une avancée.

La semaine passée on était loin, aujourd’hui, on s’est rapprochés, assure-t-il.

Aucune nouvelle date de négociation n'est encore prévue devant le conciliateur. Mais, Olymel se dit prêt à négocier dès que de nouvelles dates seront sur la table.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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