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Le SPVM réintègre huit policiers suspendus depuis cinq ans

Cette affaire avait notamment mené à l'espionnage du chroniqueur Patrick Lagacé.

Un écusson du SPVM.

La suspension de huit policiers du SPVM est terminée, ont annoncé mercredi le Service de police de la Ville de Montréal et le syndicat.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le dossier Escouade est définitivement clos.

La direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Fraternité des policiers et policières de Montréal ont fait savoir à l'interne mercredi que les huit policiers suspendus en lien avec cette affaire seront réintégrés dans leurs fonctions sous peu.

Ainsi, Denis Brochet, David Chartrand, Fayçal Djelidi, Imad Jaziri, Iad Hanna, Robert Hargassner, Jean-François Lange et Éric Pierre-Louis reprendront du service au cours des prochaines semaines, annonce le SPVM. Ils étaient suspendus depuis 2016.

Le projet Escouade avait été mis sur pied par le Service des affaires internes du SPVM sous le règne de l'ex-chef de police Philippe Pichet. Il avait notamment mené à l'espionnage du chroniqueur Patrick Lagacé.

Or, il appert aujourd'hui que les policiers impliqués dans ce dossier n'avaient rien à se reprocher. Les accusations contre David Chartrand ont été abandonnées en 2018; celles déposées contre Fayçal Djelidi l'ont été en 2019; et les dénonciations visant les autres policiers n'ont donné lieu à aucune poursuite criminelle, précise le SPVM.

Nous sommes tous conscients des répercussions vécues pour ces personnes et souhaitons que tous les membres du SPVM, civils et policiers, tournent ainsi la page de façon définitive sur cette période douloureuse de notre histoire.

Une citation de :Sylvain Caron, chef de police de Montréal
M. Caron en uniforme, arrivant sur les lieux de la conférence de presse.

Le chef de police de Montréal, Sylvain Caron.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Dans la note interne transmise mercredi, la direction du SPVM rappelle qu'à la suite du rapport Bouchard, une restructuration des modes de fonctionnement au Service des affaires internes a été mis en place [sic] pour bénéficier des leçons apprises.

Aussi, ses membres se disent fiers de la qualité du travail qui est effectué dans le respect de [la mission du SPVM] et des droits fondamentaux de tous.

Le syndicat, pour sa part, déplore les impacts de cet épisode peu glorieux du SPVM sur la vie [des policiers impliqués] mais salue la conclusion honorable du dossier.

Nous espérons que les mesures prises pour prévenir une telle situation [issue de l’ère Pichet] se montreront efficaces à l’avenir, écrit son président, Yves Francoeur.

Le policier discute avec ses proches.

David Chartrand au palais de justice de Montréal (archives)

Photo : Radio-Canada

Les enquêteurs David Chartrand et Fayçal Djelidi appartenaient à l'ancienne section Stupéfiants et Gangs de rue de la région sud, spécialisée dans la lutte contre le crime organisé et le trafic de stupéfiants. Ils faisaient partie des quatre premiers policiers arrêtés en lien avec cette affaire.

À l'époque, la Division du renseignement du SPVM disait avoir des preuves selon lesquelles ces hommes avaient commis des irrégularités dans leur façon de gérer leurs informateurs du milieu criminel.

Le dossier Escouade aura finalement entraîné la police de Montréal dans l'une des pires crises de confiance de son histoire. Il aura notamment mené à la création de la commission Chamberland sur la protection des sources journalistiques.

Avec les informations de Pascal Robidas

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