•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une surveillance en temps réel de la qualité de l'eau du lac Memphrémagog

Survol en drone de la Baie Sargent sur le Lac Memphrémagog.

Le lac Memphrémagog est la source d'eau de plus de 175 000 Estriens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke font un pas de plus pour protéger la source d'eau potable de plus de 175 000 Estriens. Ils ont mis sur pied un projet pour recueillir des données de l'eau du lac Memphrémagog, qui serviront à appuyer les actions et les décisions visant à protéger le lac.

L'Observatoire permanent permettra de surveiller en temps réel la qualité de l'eau. Des bouées orangées seront disposées à travers le lac, autant au Canada qu'aux États-Unis, et permettront de mesurer notamment la température de l'eau, le taux de phosphore, la présence d'algues envahissantes et de contaminants.

Une bouée orange

La bouée et l'appareil servant à mesurer la qualité de l'eau du lac Memphrémagog.

Photo : Radio-Canada

Dans le tube blanc, il y a un instrument qui permet de garder les données. Quand on va revenir le chercher, on pourra téléverser les données pour les rendre disponibles à tous les partenaires, explique Céline Guéguen, professeure titulaire au Département de chimie de l'Université de Sherbrooke.

Le lac est sous de nombreuses contraintes liées aux activités humaines [comme] le réchauffement climatique, le déversement de rejets toxiques dans le lac.

Une citation de :Céline Guéguen, professeur titulaire au Département de chimie de l'Université de Sherbrooke

Une présence inquiétante aux abords du lac

Depuis plusieurs années, des élus et des organismes s'inquiètent de la présence du site d'enfouissement de Coventry, situé au Vermont aux États-Unis, à proximité du lac Memphrémagog.

Un camion qui déverse des déchets dans un dépotoir.

Le site d'enfouissement de Coventry, au Vermont.

Photo : Radio-Canada

Un moratoire empêche le rejet du lixiviat, soit le jus de poubelle, dans les eaux du lac Memphrémagog jusqu'en 2023. Cependant, l'entreprise qui gère le dépotoir, Casella Waste Management, a le feu vert pour agrandir le site et pourrait déposer un projet en ce sens sous peu, ce qui préoccupe le président de Memphrémagog Conservation, Robert Benoît, qui voit venir la fin du moratoire.

Ce jus de poubelle là, il est toxique au boutte avec 35 000 produits chimiques, dont une famille de produits chimiques qui s'appelle les PFAS, qui est super cancérigène, et c'est ça qui est super inquiétant. En ce moment, on veille au grain quotidiennement parce qu'on sait qu'il y a des choses qui s'en viennent.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, voit d'un très bon oeil cette initiative de l'Université de Sherbrooke. Elle souligne qu'aucune municipalité ne penserait, en 2021, à installer un site d'enfouissement à proximité d'une source d'eau potable. C'est épeurant, mais là, il est là.

Avec des données scientifiques, on va pouvoir dire pourquoi c'est préoccupant, pourquoi c'est inquiétant.

Une citation de :Vicki-May Hamm, mairesse de Magog

Des scientifiques du Vermont pourraient contribuer à la recherche, ainsi que des MRC environnantes, qui ont démontré un vif intérêt envers ce projet.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !