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Les Six Nations réclament justice pour les enfants disparus au pensionnat

Un ancien pensionnat pour Autochtones sur un terrain boisé.

Le Mohawk Institute de Brantford est devenu le centre culturel Woodland.

Photo : CBC / Sue Reid

Radio-Canada

Une Première Nation ontarienne réclame une enquête criminelle sur la mort et la disparition d'enfants qui fréquentaient un pensionnat pour Autochtones.

Les Six Nations de Grand River vivent dans la région de Brantford, dans le sud-ouest de la province. Elles estiment que 15 000 de leurs enfants ont fréquenté le Mohawk Institute, une école qui a été ouverte pendant environ 140 ans.

La Première Nation veut procéder prudemment à la recherche des sépultures, pour éviter que des éléments de preuve soient perdus, et veut que justice soit rendue.

Il s'agit d'une enquête criminelle et notre objectif est d'obtenir justice.

Une citation de :Mark Hill, chef des Six Nations de Grand River

Elle a annoncé le lancement du processus mercredi, en présence du chef de police de Brantford, du chef du Service de police des Six Nations et du coroner en chef de l'Ontario, le Dr Dirk Huyer. Ceux-ci n'ont toutefois pas pris la parole lors de la conférence de presse et le chef Hill a expliqué qu'il ne répondrait pas aux questions avant quelques jours.

Les Six Nations veulent que les deux corps policiers locaux et la Police provinciale de l'Ontario collaborent à l'enquête, qui sera guidée par un secrétariat des survivants, pour que la démarche intègre la guérison.

Mark Hill en conférence de presse.

Mark Hill, chef des Six Nations de Grand River

Photo : CBC/Bobby Hristova

La Première Nation n'a toujours reçu aucun financement gouvernemental, mais a décidé de dépenser un million de dollars pour commencer à effectuer du travail avec les survivants.

Selon le chef des Six Nations, Mark Hill, la Commission de vérité et réconciliation a pu dénombrer au moins 54 enfants morts alors qu'ils fréquentaient l'école.

Il ajoute que le terrain du Mohawk Institute s'est déjà étendu sur 500 acres. Chacun de ces acres doit être fouillé, a-t-il insisté.

Dawn Hill, une survivante du pensionnat, raconte que l'os d'un enfant a été trouvé lors de travaux au début des années 1990, mais que l'affaire n'a pas été poussée plus loin.

Elle rappelle que des élèves ont été victimes de mauvais traitements, de violence psychologique et d'abus sexuels.

Vue de la façade d'une école.

Le Mohawk Institute, à Brantford, en Ontario

Photo :  Bibliothèque et Archives Canada

Plusieurs enfants sont morts au Mohawk Institute, a-t-elle affirmé. Nous ne savons pas ce qui leur est arrivé ni où ils sont enterrés. Les Six Nations pensent qu'ils ont été enterrés sur le terrain de l'ancienne école ou à proximité.

Nous croyons que certains enfants sont morts à la suite de mauvais traitements et que cela est hautement suspect.

Une citation de :Dawn Hill, ancienne élève du Mohawk Institute

Nous avons besoin d'obtenir des réponses et nous devons retrouver les enfants, a -t-elle déclaré.

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