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Les parents de Lexi Daken « forcés » au silence

Lexi Daken, souriante, dans un parc.

Lexi Daken était une élève assidue.

Photo : Gracieuseté/Chris Daken

Radio-Canada

Les parents de Lexi Daken, de Fredericton, ont finalement obtenu l'autorisation de consulter les dossiers hospitaliers de leur défunte adolescente. Le hic, ils peuvent seulement consulter les documents des deux dernières visites de leur fille et seulement s'ils acceptent de ne pas communiquer les détails publiquement.

Chris Daken, le père de Lexi, dit qu'il a l'impression d'avoir été forcé au silence. Cependant, il ne peut attendre de découvrir les détails de ce qui est arrivé à sa fille. Il prévoit donc d'accepter de garder l'information secrète.

Lexi, 16 ans, s'est rendue à la salle d'urgence d'un hôpital de Fredericton le 18 février et a demandé de l'aide en santé mentale. Après avoir attendu huit heures, elle est repartie sans aucune intervention en santé mentale. Elle est morte moins d'une semaine plus tard.

Bien que la lettre de l'avocat du Réseau de santé Horizon ne mentionne pas d'accord formel de non-divulgation, elle indique que les dossiers seront divulgués conformément à un engagement implicite selon lequel les Daken garderont ces informations pour eux.

La lettre stipule que les documents ne seront pas transmis à des tiers autres que des conseillers juridiques ou des experts. Elle indique spécifiquement que les documents ne peuvent pas être fournis aux médias ou partagés sur les médias sociaux.

Les Daken croient que garder le silence est le seul moyen pour la famille de consulter les informations qu'ils demandent depuis plusieurs mois.

Ils nous mettent le dos au mur ou nous poussent dans un coin en disant : "Oh, bien, oui, nous allons vous les donner, mais ce sera selon nos règles", a confié Shawna, la mère de Lexi.

Les Daken ont rendu publiques les circonstances entourant la mort de leur fille en février dans l'espoir d'améliorer le système de soins de santé mentale de la province et de faire en sorte que d'autres parents n'aient pas à endurer ce qu'ils ont vécu.

Shawna Betts et Lexi Daken.

Lexi Daken et sa mère, Shawna Betts

Photo : Gracieuseté/Shawna Betts

Ils craignent maintenant que ce bâillon ne nuise à la poursuite de ces objectifs.

Nous avons été tellement publics avec tout le reste que c'est une sorte de coup de pied dans le ventre que nous ne pouvons pas tout dire, même si nous le voudrions probablement, a déclaré la mère de la défunte.

La mort de Lexi a suscité un vaste débat sur les lacunes du système de soins de santé mentale au Nouveau-Brunswick. La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a rapidement reconnu que le système était défaillant et elle a promis de le réparer.

En mai, la ministre a annoncé que le gouvernement mettrait en œuvre 21 recommandations au cours de l'exercice financier pour y parvenir.

D'après les informations de Mia Urquhart, de CBC

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