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Le « combat » de personnes âgées de Caraquet pour ravoir leur numéro de téléphone

Philibert Landry et Adrienne Mourant-Gionet.

Philibert Landry et Adrienne Mourant-Gionet ne comprennent pas qu'à leur âge ils doivent se battre pour ravoir leur numéro de téléphone.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Un couple de personnes âgées de Caraquet a voulu changer de fournisseur de services de téléphonie. Depuis, le couple se sent pris dans des méandres administratifs.

Adrienne Mourant-Gionet, 84 ans, et son conjoint, Philibert Landry, 87 ans, ont voulu passer de l'entreprise Rogers à Bell Aliant pour leurs services de téléphonie.

Adrienne Mourant-Gionet.

Le téléphone sonne beaucoup moins souvent chez Adrienne Mourant-Gionet depuis que son vieux numéro a disparu.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Les deux enseignants à la retraite, de Caraquet, assurent qu'ils ont demandé de pouvoir conserver le même numéro de téléphone, qui est utilisé depuis plus d'une quarantaine d'années.

Toutefois, ils déplorent que Bell Aliant leur ait fourni un nouveau numéro de téléphone inconnu de leurs proches et surtout des responsables de services de santé.

Ils décrivent une véritable bataille, qui dure depuis le 2 juillet, pour tenter de ravoir l'ancien numéro, une sorte de labyrinthe dans lequel ils sont coincés.

Ça finit par être très énervant, ça, laisse tomber Adrienne Mourant-Gionet. Ce sont des heures au téléphone. Tu parles à un et là ils te mettent en attente. Par-dessus le marché, ils ont la gentillesse de te remercier de patienter en te disant qu'un agent sera avec nous sous peu.

Ça fait que tu entends encore la petite musique. C'est quelque chose pour te taper sur les nerfs comme il faut.

Une citation de :Adrienne Mourant-Gionet

Elle assure qu'ils ont fait « libérer » leur ancien numéro de l'entreprise Rogers, à la demande de Bell Aliant.

Maintenant, ils ne savent plus à quel saint se vouer pour faire avancer les choses. Ils affirment qu'ils ont parlé à plusieurs préposés au service à la clientèle, sans que rien ne bouge.

Un téléphone.

Le téléphone chez Adrienne Mourant-Gionet et Philibert Landry, de Caraquet

Photo : Radio-Canada / René Landry

Les deux enseignants à la retraite commencent à être excédés par cette situation kafkaïenne.

Franchement, lance Adrienne Mourant-Gionet. Il fallait aller à Moncton, à l'hôpital. Ils nous font des rendez-vous. Même si quelqu'un nous appelle, ils ne peuvent pas nous joindre. Ça cause de gros problèmes. Ce n'est pas ce qu'on voudrait. On voudrait finir notre vie en paix.

Les explications de Bell Aliant

À l'entreprise Bell Aliant, une responsable des communications a été mise au courant de cette situation. Cette responsable n'a pas voulu discuter au téléphone.

Elle explique, par courriel, qu'un numéro de téléphone ne peut être transféré entre fournisseurs que lorsque le numéro est actif. Dans ce cas, le numéro de téléphone de nos clients a été déconnecté par leur ancien fournisseur de services avant que nous puissions effectuer le transfert. Nous travaillons avec les clients et leur ancien fournisseur de services pour résoudre la situation le plus rapidement possible.

Elle ajoute que : un numéro de téléphone temporaire a été donné pendant que nous travaillons à résoudre le problème avec l'ancien fournisseur de services.

Toutefois, Adrienne Mourant-Gionet assure qu'on ne lui a jamais dit qu'il s'agissait d'un numéro temporaire.

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