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La FSSS-CSN en Abitibi-Témiscamingue a voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève

Des enfants jouent avec leur éducatrice à une table.

Neuf CPE en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec ont voté favorablement à un mandat de grève.

Photo : Radio-Canada / CBC

Janis Rivard

La FSSS-CSN n’est pas satisfaite des propositions du gouvernement pour les conditions de travail des éducatrices dans les Centres de la petite enfance (CPE).

La Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN), réalise une tournée de consultations dans tout le Québec afin de consulter les 110 000 travailleuses en CPE d’ici le 15 septembre. Le vote porte sur un mandat de grève de 10 jours, au moment jugé opportun.

Le 13 juillet dernier, les neuf CPE en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec ont voté favorablement à ce mandat de grève.

Roxanne Brassard, vice-présidente pour la FSSS-CSN pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, se dit déçue de la proposition du gouvernement, qui propose une augmentation allant jusqu’à 12 % pour les éducatrices qualifiées, 9 % pour les éducatrices non qualifiées et 6 % pour les autres titres d’emploi en CPE. Cette augmentation se ferait sur un maximum de quatre années.

Roxanne Brassard porte un couvre-visage et tient un klaxon lors d'une manifestation des travailleurs de la fonction publique.

Roxanne Brassard lors d'une marche des syndicats à Rouyn-Noranda plus tôt cette année.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

On est toujours dans la négociation parce qu’il n’y a pas d’entente de principe encore qui a été signée à ce niveau-là. Il ne faut pas oublier que ça fait des années que les travailleuses quittent les CPE, et celles qui restent vivent avec une détresse énorme à essayer de remonter le réseau , explique Roxanne Brassard.

La FSSS-CSN revendique plutôt un salaire équitable pour tous les types d’emplois, d’avoir les ressources pour offrir de meilleurs services aux enfants, dont ceux avec des besoins particuliers, et d’avoir du temps alloué à la planification des dossiers des enfants et à la gestion de la cuisine.

Il ne faut pas oublier que ces femmes-là, elles éduquent et accompagnent nos tout-petits à tous les jours. Ces enfants-là passent plus de temps avec les éducatrices qu’avec leur famille, qu’avec leurs parents à la maison , souligne la vice-présidente régionale.

Elle déplore qu’il n’y ait pas plus de ressources pour les enfants avec des besoins particuliers, qui sont de plus en plus nombreux dans les CPE, dans la proposition du gouvernement.

On parle de personnel qualifié qui éduque des enfants. Et ces enfants-là sont notre Québec de demain. Et il faut que le gouvernement Legault trouve les moyens de faire des enfants québécois une priorité nationale , observe Mme Brassard.

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