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L’Université de la Saskatchewan étudie les effets à long terme de la COVID-19

Une femme fatiguée à moitié couchée sur une table, une tasse à la main.

On peut comparer le syndrome post-COVID-19 aux symptômes liés à la fatigue chronique. (archives)

Photo : getty images/istockphoto / lolostock

Radio-Canada

Des chercheurs du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO-InterVac), de l’Université de la Saskatchewan, ont publié des résultats qui étudient les effets de la COVID-19 à long terme.

Les chercheurs ont mis en lumière les effets sur d'autres organes du corps humain. Ils ont également étudié les liens potentiels de la COVID-19 avec des symptômes qui continuent de toucher l'hôte même après la disparition du virus.

On sait peu de choses sur la cause de ces symptômes à long terme, affirme la virologue et responsable de la recherche dans ce projet Alyson Kelvin.

Alors que le SRAS-CoV-2, à l'origine de la COVID-19, touche généralement le système respiratoire, les recherches de la Dre Kelvin montrent que d'autres organes sont également touchés.

Ce que nous pensons, c'est que les dommages causés en dehors des voies respiratoires contribuent à cette maladie multisystémique, précise-t-elle.

Inflammation d’autres organes

La recherche sur des hamsters syriens, basée sur un modèle élaboré par le VIDO-InterVac, a permis de découvrir que d’autres organes comme le cœur, les reins et le gros intestin étaient enflammés deux semaines après que l'apparition de la COVID-19, dans certains cas.

La prochaine étape de nos études se penche sur la façon dont ces dommages sont causés, dit Alyson Kelvin.

Des solutions pour les malades au long cours

Les chercheurs tentent également de déterminer quels types de thérapies ou de médicaments peuvent atténuer les symptômes de la maladie à long terme.

Un espoir à venir pour un pharmacien de Saskatoon, Cordell Hilderman. Il a attrapé le virus en mars 2020.

Il raconte qu’il est constamment fatigué, qu’il fait souvent des siestes de trois heures l'après-midi, qu’il a des problèmes de mémoire, des bourdonnements d'oreilles et l'esprit embrumé.

Certains programmes télévisés où il faut beaucoup réfléchir sont fatigants pour moi, comme Jeopardy ou des émissions du même genre, raconte-t-il.

La vie après la pandémie

M. Hilderman a pris des médicaments et a été vacciné entièrement depuis, mais il n’a toujours pas réussi à retrouver une vie normale.

Lorsque tout le monde était enfermé, ce n'était pas si grave, mais maintenant, je remarque que je rate davantage de choses, car les gens sortent et font des activités, explique-t-il.

Il reste à l'affût de rapports encourageants sur la façon de traiter ses symptômes, par exemple de recherches prometteuses en Allemagne.

Avec les informations de Dayne Patterson

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