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Lac La Ronge va mener des recherches au radar à la fin du mois de juillet

Des membres de la Première Nation de Cowessess effectuent une fouille radar sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, en Saskatchewan.

Des fouilles au radar, comme celles qui ont lieu sur le territoire de la Première Nation de Cowessess, vont avoir lieu au Lac La Ronge. (archives)

Photo : Gracieuseté de la Première Nation de Cowessess

Radio-Canada

La bande indienne du Lac La Ronge va explorer le site d'un ancien cimetière situé derrière un ancien pensionnat pour Autochtones. Le site, détruit depuis longtemps, se trouve au creux d'une colline, juste à l'ouest du centre-ville de La Ronge.

Bien que le site comporte quelques pierres tombales et des signes à certains endroits, il a été envahi par la végétation au fil des ans jusqu'à ce qu'un entrepreneur récemment embauché par la bande indienne de Lac La Ronge commence à le nettoyer, a expliqué la cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge, Tammy Cook-Searson.

Avant que nous le nettoyions, même les membres de ma propre famille, comme mes propres enfants, ne savaient pas que le cimetière existait, a aussi précisé Mme Cook-Searson.

Des fouilles au radar

La bande indienne de Lac La Ronge se prépare à parcourir le site de l’ancien cimetière avec un radar à pénétration de sol à la recherche de tombes non marquées associées au pensionnat. La bande est la plus grande Première Nation de la Saskatchewan, avec plus de 11 000 membres.

C'est un travail difficile, mais il faut le faire.

Une citation de :Tammy Cook-Searson, cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge.

Exploité par l'Église anglicane du Canada, le pensionnat a ouvert ses portes en 1907 et a fonctionné jusqu'à ce qu'il brûle en 1920, et soit remplacé par une nouvelle école appelée All Saints.

Le nouveau bâtiment était mal construit, froid en hiver et surpeuplé, selon le Centre national pour la vérité et la réconciliation.

Les parents étaient également mécontents de la façon dont l'école était gérée, a aussi souligné le Centre.

L'école a fermé en 1947 après que deux garçons y ont délibérément mis le feu, selon les recherches de l'Université de Regina. Les élèves ont ensuite été transférés soit au pensionnat pour Autochtones de Gordon, près de Punnichy, ou au pensionnat de Prince Albert.

Les survivants vont guider les recherches

Des aînés ont visité le site du cimetière du pensionnat de Lac La Ronge, qui est très vaste, et ils aident ainsi la bande à déterminer les endroits exacts où effectuer les recherches, a commenté la cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge, Tammy Cook-Searson.

Il est difficile pour les survivants de s'exprimer, mais nous avons besoin que plus de survivants acceptent de parler, a-t-elle déclaré.

Tammy Cook-Searson est une survivante de troisième génération. Ses grands-parents ont fréquenté l'école de Lac La Ronge, tandis qu'elle et ses parents ont fréquenté l'école de Prince Albert.

Mais personne n'a vraiment parlé de ce qui s'est passé jusqu'à ce que davantage d'entre nous commencent à s'ouvrir un peu plus, une fois que la convention de règlement relative aux pensionnats a été signée avec le gouvernement fédéral, a-t-elle expliqué.

Les découvertes de tombes non marquées sur le site du pensionnat pour Autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique, ont suscité des discussions sur la possibilité de fouiller le terrain de La Ronge, à environ 340 kilomètres au nord-est de Saskatoon, a indiqué Mme Cook-Searson.

Marquer le début des travaux

La Ronge prévoit une cérémonie pour la fin juillet et peut-être un banquet, pour marquer le début des travaux au géoradar, a précisé la cheffe.

La bande invitera le chef de la Première nation de Cowessess, Cadmus Delorme, qui a déjà mené ses propres recherches et annoncé la découverte de plus de 700 tombes non marquées dans un cimetière situé près de l'ancien pensionnat de Marieval.

La bande indienne de Lac La Ronge a aussi demandé à l'évêque anglican local de l'aider dans ses recherches.

Il a dit que si nous avions besoin de quoi que ce soit, il nous aiderait et nous soutiendrait, a témoigné la cheffe de la bande indienne de Lac La Ronge.

Avec les informations de Guy Quenneville

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones : 1-866-925-4419

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