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Ottawa élabore un plan de transition pour les travailleurs des hydrocarbures

Un travailleur monte une échelle intégrée à l'avant du camion afin d'atteindre sa cabine située à 5 hauteurs d'homme.

Un travailleur de Syncrude monte sur un immense camion, près de Fort McMurray, en 2006. À l'époque, la capitale des sables bitumineux connaissait un boom sans précédent.

Photo : Reuters / Todd Korol

Le gouvernement du Canada a lancé une vaste consultation dans le but d'élaborer un plan pour la « transition équitable » des travailleurs des hydrocarbures vers d'autres secteurs. En Alberta, on répond que le fédéral ferait mieux de soutenir les pétrolières dans leurs efforts pour moins polluer.

Ces travailleurs ne seront pas laissés pour compte. Ils seront au centre de l’avenir énergétique propre du Canada, explique Seamus O'Regan, le ministre des Ressources naturelles du Canada.

Durant cette consultation d'environ trois mois, les travailleurs, les groupes syndicaux et les intervenants de l'industrie peuvent soumettre leurs commentaires et leurs recommandations sur le site du gouvernement. (Nouvelle fenêtre) Le but est de récolter un maximum d’avis sur le plan fédéral qui propose des soutiens, comme une formation professionnelle, aux travailleurs qui quittent l'industrie.

Il s'agit d'aider la prise de décision du gouvernement et la création d'un organisme consultatif pour une transition juste, assure Seamus O’Regan.

Ce plan de transition des libéraux intervient deux ans après qu'ils ont promis une transition juste pour les travailleurs du pétrole et du gaz et à l'aube d'une campagne électorale fédérale qui semble s'annoncer pour l'automne.

Cette initiative vise davantage à donner l’impression que le gouvernement agit à l’approche des élections, selon l'économiste Jim Stafford, du Centre canadien des politiques alternatives (CCPA).

C’est un petit pas.

Une citation de :Jim Stafford, économiste, CCPA

Il estime que le gouvernement devra dépenser plus de 1 milliard de dollars au cours des 25 prochaines années pour soutenir la transition des travailleurs de ce secteur.

En revanche, Mike Vickers, un superviseur d’opérations dans l’industrie des sables bitumineux près de Fort McMurray, ne pense pas que l'industrie pétrolière et gazière disparaîtra de sitôt.

Les producteurs canadiens restent compétitifs, réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre et s'efforcent d'atteindre le zéro net, explique-t-il.

M. Vickers constate néanmoins qu'il y a beaucoup d’angoisse parmi ses collègues qui s'inquiètent pour l'avenir du secteur : C'est beaucoup plus difficile qu'avant, car il y a beaucoup d'incertitudes.

Ce plan du gouvernement n’est pas un bon plan, croit Robbie Picard, un défenseur du pétrole et du gaz de Fort McMurray. D’après lui, la planification de la suppression progressive des emplois dans l'industrie revient à parier contre l'avenir du secteur.

Les gouvernements devraient plutôt faire tout leur possible pour soutenir tous les acteurs de l'énergie, qu'ils produisent de l'électricité à partir d'éoliennes ou de puits de pétrole, pense-t-il. Nous devons mettre fin à cette guerre contre les combustibles fossiles.

Même son de cloche du côté de la ministre de l'Énergie de l'Alberta, Sonya Savage, qui a déclaré mardi, par écrit, s'attendre à ce qu'Ottawa soutienne l'innovation dans le secteur énergétique albertain plutôt que d'essayer de le démanteler.

De son côté, le ministre des Ressources naturelles du Canada précise qu’il n'a pas dit que l’ère du pétrole était révolue. Ce que j'indique, c'est que nous devons réduire les émissions, précise-t-il.

Avec les informations de David Thurton

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