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Le festival Présence autochtone aura lieu dans « un moment de vérité »

Un homme portant des lunettes est devant un micro.

Le réalisateur André Dudemaine est fondateur du festival Présence autochtone et directeur de Terres en vues.

Photo : Mario Faubert

Radio-Canada

Les récentes découvertes de sépultures anonymes dans des pensionnats pour Autochtones ne font que renforcer la pertinence du travail effectué par le festival Présence autochtone, selon son fondateur, André Dudemaine. Le prochain festival Présence autochtone se déroulera du 3 au 11 août, à Montréal.

Tout l’art autochtone se dit un art de guérison; un art du raccommodage; une volonté de rattrapage, de résilience; une reconnexion, a-t-il expliqué en entrevue à Ariane Cipriani, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

Les événements actuels démontrent la pertinence de ce que nous faisons depuis 31 ans, a-t-il ajouté. 

Une réalité déjà connue et montrée

Non seulement André Dudemaine savait-il que des enfants autochtones avaient été enterrés sous le sol de pensionnats, mais Présence autochtone avait déjà évoqué cette réalité au milieu des années 1990 en projetant le court métrage Unrepentant, de Kevin Annett. Ce pasteur avait choisi de quitter l’Église Unie du Canada lorsqu’il avait appris, grâce à des archives, ce qui s’était passé. 

À l’époque [de la projection], il n’y avait jamais un journaliste dans nos salles, s’est rappelé André Dudemaine. 

Ce deuil-là, nous le portons depuis longtemps. Pour nous, ce qu’on voit actuellement, c’est un moment de vérité.

Pas de hiérarchie

C’est dans ce contexte particulier que Présence autochtone débutera le 3 août. On a besoin de recueillement, mais on a aussi besoin de dialogues, de rencontres, a expliqué André Dudemaine. 

La riche programmation inclut des concerts, notamment de Laura Niquay, d’Anachnid et de Samian, et la présentation de spectacles de théâtre, d’œuvres d’art visuel ou encore d’une soixantaine de films. 

La soirée d’ouverture s’annonce comme un moment marquant du festival. Je ne sais pas pourquoi, mais les soirées d’ouverture sont devenues des moments où les gens en ressortent secoués, a-t-il remarqué. 

Il y a peut-être des liens qui rappellent les fossés, mais aussi des liens qui sont jetés au-dessus des séparations historiques qu’on a connues. Cette cohabitation crée des moments très spéciaux.

Le fondateur du festival, qui est aussi directeur de la société pour la diffusion de la culture autochtone Terres en vues, recommande au public, notamment allochtone, d’aller voir au moins un concert sur la place des Festivals et un film. 

Dans l’esprit du cercle autochtone, il n’y a pas de hiérarchie. Tout ce qui est là fait partie du cercle, et chaque élément est un maillon essentiel. En touchant ce maillon-là, vous touchez tout le reste. 

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