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Les femmes entraîneuses sportives de l’Abitibi-Témiscamingue

Annie Guay sourit, debout dans les estrades de l'aréna.

L'entraîneuse adjointe des Gaillards, la hockeyeuse originaire de Rouyn-Noranda Annie Guay.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Janis Rivard

Les postes d'entraîneurs sportifs sont des rôles majoritairement occupés par des hommes. Cependant, le Programme des apprenties entraîneuses de l’Association canadienne du sport collégial encourage depuis 17 ans la formation de femmes afin qu’elles deviennent entraîneuses, certaines d'entre elles en Abitibi-Témiscamingue.

Émilie Bisson, originaire de Duhamel-Ouest, a été sélectionnée dans ce programme pour l’année 2021-2022 en volleyball.

Bachelière en loisirs, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle travaille en ce moment pour la ville de Laval. Elle souhaitait se réimpliquer dans ce sport qui a longtemps eu une grande place dans sa vie.

Une femme en combinaison sportive et souriant.

Émilie Bisson, ancienne joueuse de volleyball pour l'Université du Québec à Montréal

Photo : Gracieuseté Émilie Bisson

Elle a donc réussi à obtenir une place auprès de l’équipe de volleyball féminine du Collège Lionel-Groulx comme assistante, ce qui lui a permis d’appliquer pour le Programme. Celui-ci offre des formations pour plusieurs sports.

Ça donne des formations que n’importe qui peut prendre, mais que, dans le fond en temps normal, elles sont quand même dispendieuses. Nous, avec ce programme-là, on a accès à ces formations gratuitement , explique Mme Bisson.

Fille de deux entraîneurs sportifs, elle s'est initiée à leur métier durant ses années à l'école secondaire. J’ai commencé avec des benjamines et après ça, en fait, je n’ai pas pu "coacher" le collégial, mais je me suis beaucoup impliquée en volley-ball de plage avec Pierre Côté pour les centres espoirs, l’été. Ça fait quatre ans que je m’impliquais avec Pierre pour ça. Je suis allée une fois aux Jeux du Québec, justement, comme entraîneuse en volleyball de plage , raconte-t-elle.

Du hockey professionnel à aide-instructrice pour les Gaillards

Annie Guay, ancienne joueuse de hockey professionnel et maintenant aide-instructrice pour les Gaillards de Rouyn-Noranda, a connu un parcours différent de celui d’Émilie.

Annie Guay parle au micro dans le studio de radio.

Annie Guay, joueuse de hockey professionnelle, dans les studios de Radio-Canada en janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / Alex Perreault

L’évolution de sa carrière l’a menée à être instructrice dans des écoles de hockey et consultante en hockey avec Doyle Development à Montréal, avant d’intégrer l’équipe du Cégep en Abitibi-Témiscamingue.

Tout au long de ma carrière, différentes personnes ont influencé mon parcours comme entraîneuse, donc c’est quelque chose qui, pour moi, a fait et fait partie de mes objectifs de vie de pouvoir redonner à mon sport et puis redonner aux personnes grandissant dans ce sport-là aussi , décrit Mme Guay.

Elle affirme que son approche est différente de celles de ses collègues puisqu’ils ont tous eu des expériences différentes. Dans le hockey féminin, on a un parcours qui est souvent différent de celui des hommes, des aspirations qui sont différentes également, puis aussi notre façon d’apprendre et de voir la "game", comme on dit, explique-t-elle.

Selon Annie Guay, son approche s’inspire de ses études en psychologie. Peut-être que moi comme coach je suis plus sensible à comprendre davantage la raison du comportement, la raison de l’attitude qu’on arbore sur la glace. Je veux que les gens soient intentionnés dans ce qu’ils font, mais je veux aussi comprendre leur motivation à essayer des jeux, à ne pas en essayer, à être le joueur téméraire, à ne pas l’être, donc pour moi je vais au-delà de ce que je peux voir sur la patinoire , raconte l’aide-instructrice des Gaillards.

Elle a fait beaucoup de lecture pour s’inspirer sur le coaching , tandis que les techniques de jeu viennent plutôt de son expérience sportive et de ce qu’elle a vu au cours de sa carrière.

En m’impliquant avec les jeunes je retrouve l’essence même de ce que c’est m’investir dans le sport. Puis ça, ça me motive énormément de voir la passion dans leurs yeux, de voir qu’ils ont une soif d’apprendre au quotidien, donc c’est quelque chose d’extrêmement motivant et de savoir qu’on peut aussi redonner , explique Mme Guay.

Elle souhaite servir de modèle pour les enfants, et leur montrer que c’est possible d’être une femme entraîneuse.

Émilie Bisson partage ce même désir de transmettre des savoirs et des rêves aux plus jeunes. Je veux être entraîneuse, pas pour moi nécessairement, mais plus pour la communauté et former de jeunes filles, les jeunes filles de demain. C’est plus important de développer des étudiantes athlètes pour devenir des femmes accomplies. Pour moi, ça c’est beaucoup plus important que de coacher juste une discipline sportive , affirme-t-elle.

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