•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bon début de saison dans les bleuetières de la Côte-Nord

Des plants de bleuets.

Des bleuets poussent à la bleuetière de Denis Picard, à l'ouest de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Radio-Canada

Le printemps hâtif et les gels subséquents ont fait du mal aux bleuetières de la province. Par contre, le climat nordique de la Côte-Nord a permis aux producteurs de la région de s’en sortir épargnés.

Un peu plus au sud et à l'ouest, au Lac-Saint-Jean par exemple, d'autres producteurs ont eu moins de chance et les récoltes du petit fruit en ont été affectées, d'après le syndicat des producteurs de bleuets.

Cette année, le printemps a été hâtif. Le printemps est arrivé trois semaines plus tôt que la normale, et les derniers gels sont restés aux mêmes dates, explique le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, explique le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, Daniel Gobeil.

Ça fait que quand ça a gelé, certaines bleuetières ont pratiquement tout perdu. Il y en a pour qui c’est moins pire.

Une citation de :Daniel Gobeil, président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec

Un producteur de bleuets de Gallix, à l'ouest de Sept-Îles, Denis Picard, soutient que les bleuetiers fleurissent plus tard sur la Côte-Nord qu'au Lac-Saint-Jean.

Tant qu’on est en bourgeons, le froid ne dérange pas le bleuet parce que le bleuet est la fleur. Tant qu'il n'y a pas de fleur, la gelée ne l’affecte pas, précise-t-il.

Denis Picard.

Denis Picard indique que le début de la saison est bon pour sa bleuetière, située près de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Selon Daniel Gobeil, les changements climatiques y sont pour beaucoup. Ils altèrent les saisons et perturbent les méthodes de production habituelles.

Il y avait un mètre de moins de neige [qu'à l'habitude]. Donc, dès que ça a fondu, les rivières et les ruisseaux n’ont pas gonflé. On n'a pas eu de cours d’eau. Donc après ces gels-là, on s’est retrouvés dans une période de sécheresse, indique-t-il.

Malgré un bon début de saison, Denis Picard ignore tout de même ce que l'avenir lui réserve.

Il craint notamment le gel d'automne qui risque d'endommager les plants de bleuets.

C’est sûr qu’il y a des écarts de température. On ne sait jamais si ça va finir par nous nuire ou nous aider. [...] On sent qu'il y a des changements. Les changements climatiques, ce n'est pas juste au sud, conclut le producteur de bleuets.

D'après un reportage de Lambert Gagné-Coulombe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !