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Une découverte qui aidera à lutter contre la résistance aux antibiotiques

La plus grande structure atomique analysée à ce jour au synchrotron de Saskatoon pourrait faire avancer la recherche en santé grâce à une équipe de McGill.

Intérieur du synchrotron de Saskatoon.

Le Centre de rayonnement synchrotron, à Saskatoon, attire chaque année plus de 1000 scientifiques de partout dans le monde. (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalemant

Radio-Canada

À l'aide du synchrotron de Saskatoon, des chercheurs de l'Université McGill ont réussi l'exploit d’analyser la structure physique d'un ribosome constitué de 300 000 atomes.

L'équipe de scientifiques du Dr Albert Berghuis a utilisé le Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS) de l'Université de la Saskatchewan pour mieux comprendre le fonctionnement des antibiotiques actuels et la façon de réduire la résistance bactérienne à ces médicaments.

Cette visualisation à échelle atomique est un exploit que l’équipe de McGill a mis cinq ans à réaliser. Les chercheurs ont ainsi battu le record de la plus grande structure jamais analysée à l'aide du CCRS, qui est la seule installation de ce type au Canada.

Regarder à une toute petite échelle

Les chercheurs ont utilisé le CCRS pour voir exactement ce que font les antibiotiques à l’échelle atomique. Ils ont pu déterminer la structure physique d'un ribosome lors de son interaction avec l'un des plus récents antibiotiques. Le ribosome est actif dans la production des protéines dans les cellules humaines.

L'antibiotique que nous avons étudié est composé d'environ 40 atomes, soit à peine plus gros qu'une molécule de sucre, explique le chercheur principal, Albert Berghuis, président du département de biochimie de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université McGill.

Le Dr Albert Berghuis debout dans un laboratoire de recherche.

Le Dr Albert Berghuis a dirigé l'équipe de chercheurs qui a établi un nouveau record en matière d'analyse atomique.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Canadian Light Source

C'est un peu fou que nous ayons dû comprendre 300 000 atomes pour savoir ce que font ces 40 atomes dans l'antibiotique, ajoute le Dr Berghuis.

Les résultats ont été récemment publiés dans Nature Communications Biology.

De nouveaux médicaments à l’étude

Les résultats obtenus avec le CCRS permettront aux chercheurs de tester l'interaction entre les ribosomes et les antibiotiques de nouvelle génération, de manière très détaillée et dans un délai beaucoup plus court.

Nous avons résolu tous les problèmes. Nous avons franchi tous les obstacles, poursuit le Dr Berghuis, qui estime que la reproduction de la recherche avec une nouvelle forme d'antibiotique ne prendrait pas cinq ans de plus, mais environ un dixième de cette durée.

L'équipe de l'Université McGill espère que ces découvertes permettront d'accélérer le développement d'antibiotiques.

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