•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La réouverture de la frontière avec les États-Unis fait du bruit à Sault-Sainte-Marie

Le pont international de Sault-Sainte-Marie en Ontario.

Le pont international de Sault-Sainte-Marie en Ontario

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Marianne Depelteau

Le gouvernement fédéral canadien compte permettre l’entrée de citoyens et de résidents permanents américains pleinement vaccinés qui sont actuellement aux États-Unis à partir du 9 août 2021. Cette nouvelle réjouit certains résidents de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, mais d'autres y voient un grand potentiel de danger.

La frontière entre Sault-Sainte-Marie, en Ontario, et sa ville jumelle du même nom au Michigan est normalement traversée chaque année par des milliers de résidents des deux côtés de la rivière Sainte-Marie.

Les secteurs touristiques et économiques de la ville ontarienne ont été gravement touchés par la pandémie, si bien que l’arrivée prochaine d’Américains en rassure plusieurs.

Je crois que la communauté d’affaires est contente d'entendre la nouvelle, surtout dans le secteur touristique parce que la plupart de leurs clients l’été viennent des États-Unis.

Une citation de :Corey Gardi, conseiller municipal de Sault-Sainte-Marie en Ontario

Je ne crois pas que le gouvernement fédéral hésitera à revenir en arrière s’il voit une hausse de cas de COVID-19, ajoute M. Gardi.

C’est excitant pour nous, 35 % de nos visiteurs viennent des États-Unis et Sault-Sainte-Marie est à la frontière, mais on est nerveux aussi, explique Dan Ingram, directeur général du musée Canadian Bushplane Heritage Centre.

La COVID-19 a causé beaucoup de problèmes dans notre communauté et l’on a peur que ça continue. Les variants ont posé des problèmes, et ce, même avec les vaccins, nuance-t-il.

Dan Ingram pose pour une photo.

Dan Ingram, directeur général du Canadian Bushplane Heritage Centre.

Photo : Avec la permission de Dan Ingram

Pour ce qui est de la planification en vue le 9 août, M. Ingram assure que le musée a mis en place des protocoles de la santé publique et on essaie d’être le plus prudent possible.

D’un autre côté, certains résidents ontariens, comme le professeur de droit et politique de l’Université d’Algoma Don Jackson, préfèrent voir le gouvernement prioriser la santé publique avant l’économie.

C’est ridicule d'ouvrir les frontières aussi rapidement. Les États-Unis ont du mal à contrôler et à contenir le virus, surtout ses variants. Personnellement, je ne connais personne ici qui approuve l'ouverture des frontières, signale-t-il.

À ce point, la possibilité d’une quatrième vague m’inquiète. On ne vainc pas cette chose en ouvrant et en fermant les choses tout le temps. Il faut prioriser la santé publique.

Une citation de :Don Jackson, professeur de droit et politique de l’Université d’Algoma

Le taux de vaccination est plus élevé dans le district d'Algoma, du côté ontarien, que dans le comté de Chippewa, au Michigan, surtout quant au pourcentage de la population ayant reçu au moins une dose.

Les taux de vaccination de chaque côté de la frontière :

  • District d'Algoma, Ontario : 70,7 % de la population a reçu au moins une dose et 51,8 % a reçu sa deuxième dose
  • Comté de Chippewa, Michigan : 47,29 % de la population a reçu au moins une dose et 44,0 % a reçu sa deuxième dose

Source : Santé publique Algoma et Chippewa County Public Health

Les variants inquiètent beaucoup Jeff Lauzon, qui habite à Sault-Sainte-Marie depuis son enfance.

Il n’a d’ailleurs pas l’intention de visiter les États-Unis lorsque ceux-ci ouvriront la frontière de leur côté, et ce, pas seulement pour éviter la contamination.

Obtenir un test de COVID-19 aux États-Unis peut coûter très cher, dit-il.

Joyce McComiskey, résidente de Sault-Sainte-Marie, Ontario, a aussi mentionné le fait que d'avoir à payer un test de dépistage peut représenter une barrière pour certains.

Le conjoint de Mme McComiskey habite au Michigan et a pu venir la voir quelques fois. Elle dit désormais attendre que les États-Unis ouvrent de leur côté avant de s’y rendre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !