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« Désobéissance florale » et « terrorisme de pelouse » pour un Sherbrookois

Dany Baillargeon devant sa résidence, où l'on trouve de nombreuses fleurs.

Dany Baillargeon a choisi de laisser pousser l'herbe et les fleurs devant sa résidence.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Dany Baillargeon a choisi de laisser pousser des fleurs sauvages devant sa maison malgré l'interdiction de la Ville de Sherbrooke.

Celui qui habite sur la rue Brûlé, située près de l'École du Triolet, souhaite que son gazon ait un aspect plus naturel et axé sur l'environnement.

Cette année, je fais de la désobéissance horticole et du terrorisme de pelouse. Je laisse les fleurs, les abeilles, les herbes folles occuper l’espace qui leur revient, peut-on lire sur une publication qu'il a faite sur Facebook.

Une pancarte, posée au sol, sur laquelle on peut lire : notre terrain est comme la société. On y trouve des spécimens envahissants, colorés, récalcitrants, originaux, inattendus, bizarres ou splendides. C'est la cohabitation qui rend le tout magnifique.

Dany Baillargeon a installé cette pancarte sur son terrain pour expliquer à ses voisins le but de sa démarche.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Pour que ses voisins comprennent son idée, Dany Baillargeon a fait une pancarte sur laquelle on peut lire : Notre terrain est comme la société : on y trouve des spécimens envahissants, colorés, récalcitrants, originaux, inattendus, bizarres ou splendides. C'est la cohabitation qui rend le tout magnifique.

Le Sherbrookois assure qu'il fait l'entretien de son potager floral. Les mauvaises herbes et les espèces nuisibles sont arrachées. L'idée n'est pas d'entrer en conflit avec ses voisins, dit-il.

Une multitude de fleurs sauvages à l'avant d'une résidence.

Le terrain devant la résidence de Dany Baillargeon est rempli de fleurs sauvages.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Selon lui, si certaines personnes pointent sa maison lorsqu'elles marchent dans le quartier, aucune plainte n'a été formulée ni à lui ni à la Ville.

Un règlement existe à la Ville de Sherbrooke concernant les herbes hautes et les fleurs en devanture de maison. On y stipule qu'un propriétaire qui laisse pousser de la végétation à une hauteur excessive de manière à causer un préjudice esthétique ou autre au voisinage se retrouve en infraction.

Toutefois, la porte-parole de la Ville de Sherbrooke, Vanessa Migliacci, nuance la chose. Si le règlement municipal interdit ce type de culture, on tolère que les citoyens le fassent. Par contre, si des plaintes sont formulées, un inspecteur se rendra sur place et pourrait faire appliquer le règlement.

Je laisse comme ça. Si la Ville vient un jour à cause d’un règlement que j’ai mal saisi, on verra bien ce qu’il est possible de faire pour quand même maintenir cette idée-là que j'entretiens et cette autre façon de penser le gazon, le terrain, l’aménagement dans les quartiers résidentiels.

Une citation de :Dany Baillargeon

Le voisin de M. Baillargeon, Denis Latendresse, voit quant à lui d'un bon œil cette initiative. Il va falloir tranquillement aller dans cette direction-là, car avec le réchauffement, c’est la façon de réussir à garder un peu de fraîcheur et d’humidité, croit-il.

Un phénomène qui prend de l'ampleur

La propriétaire des Serres St-Élie, Mélanie Grégoire, affirme que le phénomène prend tranquillement de l'ampleur. Plusieurs de ses clients posent des questions à ce sujet et achètent des semences de fleurs sauvages destinées au terrain devant leur maison.

Ça existe depuis vraiment longtemps, des sachets de semences de fleurs sauvages, mais je dirais que depuis deux ans, la demande est beaucoup plus forte, souligne-t-elle.

Un aménagement paysager situé devant une maison.

De plus en plus de Sherbrookois installent des jardins floraux devant leur maison.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Caroline Huppé, la propriétaire de la Miellerie Lune de miel, croit qu'il s'agit d'une excellente idée.

Moi, je la trouve très très belle, sa terrasse. Et puis, les fleurs qu’on y retrouve, ce sont des fleurs pour nourrir les abeilles domestiques, les abeilles indigènes et les bourdons. Tous ces insectes-là ont besoin de nourriture, donc personnellement, je suis bien en accord, indique-t-elle.

D'après les informations de Thomas Deshaies

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