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Archives

Voyager sur le pouce dans les années 1960 et 1970

Gros plan du bras d'un homme qui tend le pouce en bordure de rue.

Dans les années 1960 et 1970, plusieurs étudiants utilisent l'autostop comme moyen de déplacement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avez-vous déjà fait de l’autostop ou embarqué des autostoppeurs sur la route? Nos archives témoignent de l’engouement pour cette pratique dans les années 1960 et 1970.

Ils n’ont souvent pas beaucoup d’argent, mais ils ont du temps. Celui d’attendre le long de la route que quelqu’un s’arrête et accepte de les embarquer pour faire un bout de chemin avec eux.

Téméraires, aventureux, patients, bohèmes ou simplement inconscients des dangers, les pouceux se font moins nombreux qu’avant aux abords de nos routes. Mais durant les décennies 1960 et 1970, beaucoup de jeunes et de moins jeunes optaient pour ce moyen de transport.

Le 25 juin 1964, une équipe de l’émission Aujourd’hui tente une expérience, pas scientifique pour deux sous, afin d’évaluer l’impact psychologique de leur tenue vestimentaire sur les automobilistes.

Qui d’un prêtre, d’un soldat, d’une femme ou d’un homme en complet-cravate mettra le moins de temps à arriver à destination?

Aujourd’hui, 25 juin 1964

Dans ce sympathique reportage, c’est le recherchiste Jules Châtelain, déguisé en prêtre, qui obtient le plus de succès auprès des automobilistes. L’assistante à la réalisation Fleurette Laberge arrive bonne dernière, mais les bras chargés de cadeaux. Les bons samaritains qui l’ont embarquée l’ont gâtée, l’amenant au restaurant et lui achetant même des chocolats.

Quant au journaliste Jean Ducharme, costumé en soldat, il a de ses propres dires séché sous la pluie durant quarante longues minutes sur la voie d’accotement de la Transcanadienne.

Il ne faut pas que tu sois pressé, t’sais. Si ça ne pogne pas, tu t’assois une heure, tu fumes une cigarette et ensuite tu continues. Si tu es pressé, ce n’est pas le meilleur moyen.

Une citation de :Étudiant, Université de Sherbrooke, 1970

En 1970 sur le campus de l’Université de Sherbrooke, comme le réseau de transport en commun n’est pas très développé, plusieurs étudiants font du pouce pour se déplacer à travers la ville et même au-delà.

Si jeunesse pouvait, 7 juillet 1970

Le journaliste André Gascon s’entretient avec quelques-uns d’entre eux le 7 juillet 1970 pour l’émission Si jeunesse pouvait.

C’est le seul moyen que j’ai pour voyager, alors je me trouve à en faire souvent.

Une citation de :Étudiante Université de Sherbrooke, 1970

Pour moi, c’est le moyen le plus commode et pratique de me déplacer un peu partout, de ville en ville, de province en province. Ça fait six ans que j’en fais.

Une citation de :Étudiante Université de Sherbrooke, 1970

Plusieurs évoquent le plaisir de socialiser et de rencontrer des gens intéressants.

Ceux qui embarquent les autostoppeurs sont bien souvent ceux qui ont eux-mêmes fait le pied de grue quelques années auparavant.

Saviez-vous que?

  • Au Québec, l’autostop est réglementé par le Code de la sécurité routière. En vertu des articles 448 et 449 : il est formellement interdit de faire de l'autostop aux entrées et sorties d’autoroutes et de solliciter son transport aux endroits où le dépassement est interdit.
  • La municipalité de Wawa dans le Nord de l’Ontario est appelée le « cimetière des pouceux ». La légende raconte qu'elle serait le pire endroit au Canada pour faire du stop. Certains voyageurs n’auraient jamais réussi à quitter la petite ville et auraient fini par s’y installer. 
  • On rencontre des autostoppeurs un peu partout dans le monde, mais le geste de lever le pouce pour demander aux véhicules de s’arrêter n'est pas universel. Mieux vaut utiliser une enseigne avec le nom de sa destination pour être compris partout.
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