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Une élue d'Essex accusée de harcèlement se dit elle-même traquée par le maire

Le conseil municipal du comté d'Essex a voté 4 à 2 en faveur de sanctions contre la conseillère Sherry Bondy

La conseillère Sherry Bondy en entrevue par visioconférence.

La conseillère Sherry Bondy dit que la suspension de son salaire ne la dérange pas et qu'elle continuera à défendre ses électeurs.

Radio-Canada

La conseillère municipale du comté d'Essex Sherry Bondy affirme qu'elle est « traquée » par le maire d’Essex, Larry Snively. Celui-ci rejette l'allégation.

Lundi soir, le conseil municipal d’Essex a voté 4 à 2 en faveur de la suspension du salaire de la conseillère Bondy pendant 30 jours. Le vote s’est tenu à la suite d'une enquête visant Mme Bondy pour harcèlement présumé contre le service public d'électricité géré par la Municipalité.

Une femme à l'hôtel de ville.

Sherry Bondy est la conseillère municipale pour la circonscription 4 à Essex. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Katerina Georgieva/CBC

Le conseil peut me retirer mon argent, mais en fin de compte, ils ne m'empêcheront pas de représenter les résidents, a déclaré Mme Bond. Elle a ajouté qu'elle n'était pas surprise du résultat et qu'elle continuerait à défendre les résidents de son quartier.

Le commissaire à l'intégrité de la Ville, Robert Swayze, a recommandé une sanction de 30 jours sans salaire pour Sherry Bondy après avoir examiné des allégations selon lesquelles elle avait publiquement et continuellement harcelé le personnel d’E.L.K. Energy à travers ses publications sur les médias sociaux.

Le commissaire à l'intégrité Robert Swayze lors d'une réunion virtuelle du conseil municipal d'Essex.

Le commissaire à l'intégrité Robert Swayze a recommandé que Sherry Bondy reçoive une suspension de salaire de 30 jours.

Photo : Capture d'écran d'une réunion du conseil municipal de la Ville d'Essex

L'enquête sur Mme Bondy a été déclenchée par une plainte du maire d'Essex, Larry Snively.

Selon Mme Bondy, sa critique d'E.L.K. reflète les préoccupations de ses électeurs qui subissent trop souvent des pannes et qui reçoivent, selon l’élue, un approvisionnement inadéquat en électricité.

Elle a souvent affirmé publiquement qu’elle souhaite que le conseil municipal d’Essex et le conseil d'administration des services publics en fassent plus dans ce dossier.

Critiquer quelque chose n'est pas du harcèlement.

Une citation de :Sherry Bondy, conseillère pour la circonscription 4 du comté d’Essex

Mais selon le rapport du commissaire Swayze, la conseillère municipale a violé le code de conduite du conseil dans son traitement du personnel d'E.L.K. Energy, et aussi à l'égard du personnel de la Municipalité.

Des allégations de harcèlement

Les allégations concernent une vidéo tournée devant les installations d’E.L.K. Energy. Le contenu de la vidéo n'est pas décrit dans le rapport.

Mme Bondy aurait aussi partagé des commentaires sur les médias sociaux, y compris un dessin présentant une ampoule allumée conduite à la potence sous le regard de bougies.

Un dessin dans lequel on voit une ampoule allumée conduite à la potence.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le commissaire à l'intégrité, Robert Swayze, a déclaré que la publication ci-dessus était l'exemple le plus « flagrant » des publications de Sherry Bondy sur les médias sociaux.

Photo : Rapport du commissaire à l'intégrité Robert Swayze

Lors de la réunion du conseil municipal d’Essex, lundi, Sherry Bondy a déclaré qu'elle avait partagé l'image après l'avoir reçue d'une connaissance. Celle-ci lui aurait dit que l'ampoule lui rappelait que Mme Bondy avait été réduite au silence par de vieilles façons de penser.

Dans son rapport, le commissaire à l'intégrité de la Ville a déclaré qu'il rejetait l'affirmation de Mme Bondy selon laquelle le personnage de l'ampoule n'était pas destiné à représenter un membre du personnel d’E.L.K. Energy, compte tenu des nombreuses critiques qu’elle a proférées à l’égard du fournisseur d’électricité dans le passé.

Il a ensuite décrit la conduite de la conseillère municipale comme inappropriée et honteuse.

Ses attaques sur le personnel doivent cesser, a déclaré M. Swayze. Elle pourrait dire presque tout ce qu'elle veut sur le maire ou tout autre membre du conseil, mais laissez faire le personnel, a-t-il ajouté.

Relations tendues au conseil municipal d'Essex

Le maire Snively a souligné lors de la réunion du conseil de lundi que sa plainte auprès du commissaire n'était en aucun cas motivée par des considérations politiques et provenait d'une préoccupation pour le personnel de la Municipalité.

Larry Snively, le maire d'Essex.

Le maire d'Essex, Larry Snively (archives)

Photo :  CBC / Jason Viau

Mais Mme Bondy, qui a l'intention de se présenter comme candidate à la mairie lors des prochaines élections, a déclaré qu'elle n'en était pas convaincue. Pour sa part, M. Snively a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de briguer un autre mandat.

Au cours de la réunion, Mme Bondy a qualifié le maire d’intimidateur de salle de classe et a décrit ses plaintes contre elle comme étant basées sur des mensonges, des insinuations et sa propre imagination.

Elle a ajouté que le maire la maltraite depuis qu'elle a exprimé verbalement des préoccupations à son égard lors des élections municipales de 2018, à la suite desquelles Larry Snively a été inculpé en vertu de la Loi électorale.

Chris Vander Doelen.

Chris Vander Doelen est aussi conseiller municipal d'Essex. (Archives)

Photo : CBC/Amy Dodge

De son côté, le conseiller Chris Vander Doelen affirme que les sanctions contre Mme Bondy devraient être plus sévères. Le salaire de M. Vander Doelen a été suspendu pendant 60 jours pour ne pas s'être conformé aux recommandations du commissaire à l'intégrité à la suite d'une publication sur Twitter dans laquelle il qualifiait la COVID-19 de grippe chinoise.

Pour sa part, le conseiller Steve Bjorkman a déclaré au cours de la réunion qu'il était déçu par le rapport de Robert Swayze.

Je n'aime pas la façon dont cela est présenté. Je ne pense pas que ce soit professionnel. Je ne vois pas où vous dites : "Voici où elle a enfreint le code de conduite", a-t-il affirmé.

Selon le rapport du commissaire à l'intégrité, si les critiques de Sherry Bondy envers le personnel municipal se poursuivent, il recommandera une suspension de salaire de 90 jours pour chaque instance.

Avec les informations de CBC News

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