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Hausse importante du nombre de cas de gonorrhée au Nouveau-Brunswick

Représentation virtuelle de la bactérie de la gonorrhée.

La bactérie de la gonorrhée.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick recensent le taux trimestriel de nouvelles infections à la gonorrhée le plus élevé depuis 10 ans.

Un total de 88 cas de cette infection transmise sexuellement (ITS) a été signalé entre le 1er janvier et le 13 juillet 2021.

La province a normalement une moyenne de 54 cas par année.

Nous voulons vous aviser de la situation et nous vous fournirons des mises à jour au besoin, a écrit la médecin hygiéniste en chef adjointe du Nouveau-Brunswick, la Dre Cristin Muecke, dans une note envoyée aux professionnels de la santé le 15 juillet.

Des 88 cas, 52 sont des hommes et 36 sont des femmes. L’âge moyen est de 31 ans chez les hommes et de 30 ans chez les femmes.

La hausse du nombre d’infections des deux sexes est observée majoritairement dans les régions de Moncton, de Miramichi et de Fredericton, ainsi qu’à Saint-Jean pour le sexe masculin.

Cristin Muecke s'adresse aux journalistes dans une petite salle de conférence.

La médecin hygiéniste en chef adjointe du Nouveau-Brunswick, la Dre Cristin Muecke (archives)

Photo : Radio-Canada

La santé publique a obtenu des informations additionnelles dans 44 des cas recensés, permettant d'établir s'il y a eu ou non des facteurs de risque en cause.

Certaines tendances ont ainsi pu être observées :

  • plus de la moitié des hommes et les trois quarts des femmes n’ont pas signalé de facteurs de risque comportementaux tels que des partenaires sexuels occasionnels et anonymes ou des rapports non protégés;
  • un total de 65 % des personnes atteintes de la gonorrhée sont des hommes hétérosexuels et 4 % homosexuels;
  • le nombre de cas signalés chez les femmes a augmenté de manière considérable depuis 2020;
  • le nombre de cas répertoriés dans le groupe d’âge 30-39 ans est égal à celui du groupe d’âge 20-29 ans, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

La Dre Cristin Muecke souligne également que la santé publique a reçu des rapports de traitement inapproprié ou inadéquat de la gonorrhée, ajoutant qu’il est recommandé de se référer aux lignes directrices canadiennes sur les ITS.

Je sais qu’il faut parfois faire preuve de courage pour faire un dépistage, mais il est extrêmement important de le faire, d’autant plus qu’il n’est pas rare qu’une personne soit atteinte de plus d’une ITS à la fois, a dit pour sa part la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell.

Avec les informations de CBC

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