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Des résidents de Deer Lake déplacés à Cornwall pour échapper aux feux de forêt

Ils ont dû tout quitter en emportant seulement environ 13 kg de bagages

Des résidents marchent sur le tarmac vers un avion.

Des évacués de la Première Nation de Deer Lake montent à bord d'un avion, alors que des incendies de forêt à proximité menacent leur communauté.

Photo : Deer Lake First Nation

Radio-Canada

Alors que de multiples incendies font rage dans le Nord-Ouest de l'Ontario, des centaines d'habitants d'une communauté des Premières Nations, dont beaucoup d'enfants, ont été relogés dans un hôtel à 2000 kilomètres de chez eux.

Plus de 500 personnes de la Première Nation de Deer Lake ont été transportées par avion, à Cornwall. Elles seront logées au centre NAV Canada, un hôtel et centre de conférence, pendant au moins un mois.

C'est plutôt difficile de laisser son chez-soi. Je ne voulais pas partir, mais je suis ici avec mon fils, dit Derek Rae, qui a dû laisser son chien derrière lui.

Certains membres de la communauté de Deer Lake sont arrivés à Cornwall la semaine dernière. C'est le cas de Jared Linklater, qui fait partie d'une équipe qui veille à la sécurité des personnes déplacées.

Ici, c’est une série de nouvelles règles. Donc, on essaie de se concentrer sur la base de ce qu'elles sont. Ce n’est pas exactement comme dans notre communauté, explique-t-il.

Par exemple, Deer Lake est une communauté sèche où l'alcool et les drogues sont proscrits, ce qui n'est pas le cas dans leur lieu d'accueil.

Les gens peuvent être assez imprévisibles, surtout dans un nouvel endroit. Nous devons surveiller, ajoute-t-il. Il précise que le chef de Deer Lake est présent pour épauler les personnes déplacées.

La communauté avait déjà été partiellement évacuée plus tôt la semaine dernière, des résidents vulnérables étant hébergés à Thunder Bay, Cochrane et Cornwall. Certains ont été évacués par avion dimanche.

Les résidents ont reçu un préavis de plusieurs jours, mais ils ne pouvaient apporter qu'une seule valise d'environ 13 kg. Beaucoup n'ont pu prendre que leurs vêtements et leurs pièces d'identité.

Malgré la mauvaise qualité de l’air et la menace des brasiers, certains résidents ont choisi de rester pour s'occuper des animaux de compagnie. Mardi, on comptait plus de 120 feux de forêt dans le Nord de l'Ontario.

Une femme souriante devant le centre NAV Canada de Cornwall.

Kerri Rae, résidente de Deer Lake, s'est envolée pour Cornwall avec son fils de neuf ans.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Des résidents comme Kerri Rae et son fils ont tout laissé derrière eux.

Je me sens un peu nostalgique. Ça me manque d'être à la maison, déclare-t-elle. Mais j'ai fait ce que j'ai pu pour [mon fils]. Je suis montée dans le premier avion que j'ai pu avec lui.

Nous sommes tous inquiets pour nos maisons, ajoute Linus Meekis, un autre résident de Deer Lake. Nous ne voulons pas rester ici pour toujours. Nous voulons rentrer à la maison.

L'homme pose devant un immeuble de plusieurs étages, avec un masque de tissu bleu au visage.

Linus Meekis, un résident de la réserve autochtone de Deer Lake

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Plusieurs familles partagent des chambres dotées de lits à une place et beaucoup de déplacés ont de jeunes enfants. Les résidents ont appris qu'ils ne pourraient rentrer chez eux avant au moins un mois, car les équipes tentent de maîtriser les feux de forêt près de la communauté de Deer Lake.

J'ai parlé à [mon fils] et il a compris pourquoi nous devions partir, relate Kerri Rae. Je lui ai dit : "Tu seras bien là-bas. Les gens vont prendre soin de nous".

En attente d’autres sinistrés

Lors d'un point de presse lundi, le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis, a déclaré aux journalistes qu'il était possible que d’autres résidents de Deer Lake arrivent bientôt à Cornwall.

Nous ne savons pas combien de temps ils resteront ici, mais nous avons fourni les soins et le soutien habituels par l'intermédiaire de nos prestataires de soins de santé et de services sociaux, explique le Dr Roumeliotis par vidéoconférence. La santé publique suit aussi de près la situation avec la COVID-19.

Deux personnes près d'un taxi.

Les résidents de Deer Lake comptent sur les taxis et les transports en commun pour se déplacer pendant leur séjour forcé à Cornwall, en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

En attendant de regagner leur communauté, les résidents de Deer Lake organisent des activités récréatives pour aider à passer le temps. Certains, comme Linus Meekis, estiment que les gens gardent espoir qu'il y aura un foyer où retourner.

Avec les informations de Nicole Williams et d'Estelle Côté-Stroka

Ailleurs sur le web :

La situation des feux de forêt en Ontario (Nouvelle fenêtre) (ministère des Richesses naturelles et des Forêts)

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