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800 km à pied, 130 poèmes et un long métrage

Gabriel Samson I (à gauche), Natalie Fontalvo et Charlie Cameron-Verge (au centre) devant le rocher Percé.

Gabriel Samson I (à gauche), Natalie Fontalvo et Charlie Cameron-Verge (au centre) à Percé

Photo : Facebook : Charlie-Cameron-Verge

Alice Proulx

Parcourir 800 kilomètres à pied entre Québec et Percé en écrivant un poème par jour, c’est le défi que se sont lancé trois jeunes auteurs et réalisateurs en mai dernier. Leur périple s’est officiellement terminé devant le rocher Percé le 17 juillet.

Gabriel Samson I, Charlie Cameron-Verge et Natalie Fontalvo, tous les trois diplômés du Conservatoire d’art dramatique de Québec, ont réalisé ce périple de 50 jours dans le but d’en faire un long métrage.

Charlie et Natalie sont les coproducteurs et coréalisateurs de ce projet multidisciplinaire qu’ils ont nommé Au pire ça sera ça.

Comme Gabriel, ils ont aussi rédigé quelques textes durant le parcours, totalisant 130 poèmes.

Pendant le tournage, il y a eu plein de moments où on se disait "au pire ça sera ça" parce qu’il y a fallu se résigner à faire des choix qui étaient imposés par le territoire ou les situations sociales dans lesquelles on était, avance l’auteur et interprète Gabriel Samson I.

Charlie et Gabriel n’en étaient pas à leur premier défi d’écriture. Ils souhaitaient ainsi revivre l’expérience sur une plus longue période dans un contexte performatif, soit celui de la marche.

Pendant la marche, à force d’écrire, j’ai eu l’impression qu’il y a eu des choses qui se plaçaient, mais ça a pris ce projet-là pour que j’ose écrire de la poésie, que je n’aie pas honte d’en écrire et de trouver ça quétaine, confie Gabriel Samson I.

Ce périple a permis aux artistes non seulement de développer leur plume, mais aussi de s’ouvrir à leurs émotions.

Il y a eu une évolution dans le laisser-aller et dans l’acceptation de livrer une partie de mon intimité. Je pense que les 50 jours m’ont permis de m’affirmer davantage dans mon intimité, explique Charlie Cameron-Verge.

Il y a vraiment une évolution dans [la façon dont] je suis capable de livrer une partie de l’authenticité de mon quotidien dans cette marche, par rapport au premier jour.

Une citation de :Charlie Cameron-Verge, coréalisateur et coproducteur

Un défi tout aussi physique que mental

Ce périple a été exigeant tant sur le plan créatif que physique pour les marcheurs, qui ont dû jongler avec quelques défis de logistique.

Chaque jour, on dormait dans un endroit différent et, pour vrai, c’est fantastique pour la marche, mais pour un tournage, c’est non. On n’avait pas le temps de faire du repérage, on passait beaucoup de temps chaque jour à paqueter et à dépaqueter, indique Natalie Fontalvo.

Plusieurs amis sont venus les soutenir durant certaines parties du défi en se prêtant aussi au jeu.

De Québec à Saint-Fabien, je l’ai trouvé relativement plus facile que ce à quoi je m’attendais, juste parce que j’avais encore de l’énergie corporellement. J’étais épuisé mentalement, mais corporellement ça allait et j’étais capable d’avancer et je faisais juste fi de mes émotions, lance Charlie Cameron-Verge.

Les montagnes en Gaspésie, je trouve ça vraiment beau, c’est ça qui m’a tenu en vie, mais en même temps, il faut vouloir la gravir, la montagne.

Une citation de :Charlie Camero-Verge, coréalisateur et coproducteur

Le montage du long métrage

Les marcheurs prendront en charge la scénarisation à trois et commenceront le montage en septembre.

Cette expérience m’a confirmé que je veux réaliser des films.

Une citation de :Natalie Fontalvo, coréalisatrice

Ils souhaitent dévoiler leur long métrage d’ici le 1er mai 2022 et le soumettre au Festival de cinéma de la ville de Québec et au Carrousel international du film de Rimouski.

L’un de leurs objectifs est aussi de rassembler les poèmes dans un recueil.

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