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Des oursons sont euthanasiés plutôt que remis en liberté en Nouvelle-Écosse

Un ourson.

Le gouvernement juge que les ours pourraient devenir une menace s'ils s'habituent à la présence humaine.

Photo : Facebook/Black Bear Rescue Manitoba

Radio-Canada

Le ministère des Terres et des Forêts de la Nouvelle-Écosse refuse la demande d'un centre de soins de la faune d'accueillir des oursons orphelins. Le gouvernement préfère euthanasier les bêtes, estimant qu'elles représentent une menace pour les humains.

Le refuge et centre de soins Hope for Wildlife aide de nombreux animaux sauvages. Toutefois, lorsqu'il accueille des oursons noirs, le séjour de ces derniers est de courte durée, selon la fondatrice et directrice du refuge.

Nous avons eu un petit ourson ici l'année dernière. Dès qu'on a avisé le ministère des Terres et Forêts, moins de 30 minutes plus tard, ses employés l’ont récupéré pour l’euthanasier. C'est ce qu’exige leur politique.

Une citation de :Hope Swinimer, fondatrice et directrice de Hope for Wildlife

La Nouvelle-Écosse favorise l’euthanasie pour les ours noirs blessés ou les oursons devenus orphelins.

Un danger sans preuve à l’appui

Le ministère responsable a expliqué dans un courriel qu'il estime que ces animaux pourraient devenir dangereux s'ils s'habituent à la présence humaine. Un séjour dans un centre comme Hope for Wildlife pourrait créer cette habitude, selon le ministère.

Toutefois, dans sa demande, Hope Swinimer a donné une liste exhaustive de précautions que son centre mettrait en place pour éviter une telle accoutumance.

Elle dit avoir tout couvert, depuis l'endroit où l'enclos serait installé, loin des gens et des voix humaines, et de toute interaction possible entre oursons et humains. Nous avons également précisé qu'une ou deux personnes seulement seraient chargées de travailler avec les oursons noirs, afin qu'ils ne s'habituent pas à travailler avec diverses personnes, a-t-elle déclaré.

La directrice du refuge a d’ailleurs reçu l’aide de nombreux spécialistes des ours noirs pour se renseigner sur ces pratiques qu’elle juge standard.

Hope Swinimer n’a cependant pas réussi à convaincre la province.

Ils pensaient toujours qu'il y avait un risque, bien que nous ayons présenté trois documents scientifiques qui prouvaient le contraire. Quand j'ai demandé s'ils pouvaient me présenter un document scientifique qui contredit cette croyance, ils n'en avaient pas.

Une citation de :Hope Swinimer, fondatrice et directrice de Hope for Wildlife

Selon elle, le gouvernement n'a pas vraiment répondu à la question. Sa proposition envoyée il y a environ un an au ministère des Terres et Forêts, a été rejetée quelques jours plus tôt. Je ne connais pas de provinces qui interdisent la réadaptation des oursons, à part la Nouvelle-Écosse, a-t-elle ajouté.

D'après un reportage de Paul Légère

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