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Le Bloc québécois dénonce des décisions qui affectent les agriculteurs de la province

Yves-François Blanchet parle derrière un lutrin. Un bâtiment de ferme se trouve derrière lui.

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet de passage à la ferme avicole Paul Richard et fils à Rivière-Héva.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

De passage en Abitibi-Témiscamingue, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet dénonce deux décisions du gouvernement fédéral qui touchent directement les agriculteurs du Québec.

D’abord, le gouvernement Trudeau souhaite retarder l’entrée en vigueur de la loi C-208, qui vise à faciliter par des mesures fiscales le transfert d’entreprises agricoles au sein d’une famille. Cette loi a pourtant été adoptée par la Chambre des communes, puis a obtenu la sanction royale le 28 juin.

De plus, Radio-Canada a révélé que Santé Canada prévoyait rehausser la quantité permise de résidus de l'herbicide glyphosate sur certaines denrées, dont le blé, les haricots et l'avoine.

Ce matin, j’ai ouvert mon téléphone, j’ai regardé les notifications et j’ai vu deux attaques en règle contre la vision agricole du Québec dans les révélations de Radio-Canada. J’étais même sidéré. J’ai l'impression que le gouvernement veut essayer de passer les nouvelles un peu sombres avant de déclencher les élections pour pas qu’elle ne lui fasse perdre une ou deux journées de campagne électorale, a affirmé le chef Yves-François Blanchet, lors d’un point de presse tenu en marge de sa visite de la ferme avicole Paul Richard et fils, lundi à Rivière-Héva.

Dans une salle avec des machines industrielles, un homme donne des explications à Yves-François Blanchet et d'autres personnes.

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet a visité les installations de la ferme Paul Richard et fils.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Une mesure souhaitée depuis longtemps

Yves-François Blanchet déplore la volonté du gouvernement libéral de repousser l’entrée en vigueur de la loi C-208, allant ainsi à l’encontre d’une mesure souhaitée depuis longtemps par le milieu agricole.

C’est une bataille menée par la relève agricole du Québec depuis de très nombreuses années, et là on dit: "C’est tant pis, on va détruire ce travail-là, on va détruire le consensus ou en tout cas la majorité qui s'était construite à la Chambre des communes autour de la nécessité de transférer dans la famille, si tel est notre souhait, une entreprise agricole ou même une petite entreprise dans d’autres secteurs", a-t-il déclaré.

Pas une volonté du milieu agricole

Dans le cas de la hausse des seuils de tolérance de la présence de glyphosate sur certains aliments, le chef du Bloc québécois souligne qu’il ne s’agit aucunement d’une volonté du milieu agricole.

Pulvérisation d'herbicide dans un champs de plantes de couverture.

Le glyphosate est l’herbicide numéro 1 au Canada et dans le monde.

Photo : Radio-Canada

Parce que le secteur agricole du Québec d’une part utilise déjà pas mal tout ce qu’il veut utiliser, et d’autre part parce que la tendance acceptée par les agriculteurs québécois est de réduire l’usage de glyphosate. La proposition du Bloc québécois, c’est de réduire progressivement l’utilisation de glyphosate au bénéfice d’investissements importants, massifs, dans la recherche d’alternatives et c’est bien accepté par le milieu agricole, a-t-il fait valoir, en rappelant que l’utilisation de cet herbicide est contestée en raison de son risque potentiel pour la santé des consommateurs.

Pour un gouvernement minoritaire

Le chef du Bloc québécois dénonce l’absence d’écoute du gouvernement fédéral envers le milieu agricole. Il attribue ses décisions à l’intervention tardive d’intérêts particuliers qui s’opposent à ces mesures. En fait, j’ai l’impression que le premier ministre agit en fonction de clientèles précises. Et les billes du Parti libéral ne semblent pas être au Québec pour la prochaine élection. Je veux bien le prendre comme un compliment par rapport à la force du Bloc sur le territoire québécois, mais la réalité, c’est qu’il a des obligations, a-t-il souligné.

Selon lui, un gouvernement libéral fera adopter une nouvelle loi pour invalider la C-208 après la prochaine élection, dont le déclenchement semble imminent. Et pour ce faire, il devrait être majoritaire. Parce que jamais un gouvernement libéral minoritaire ne réussira à inverser une loi qui a été adoptée par la Chambre des communes. Je pense que les gens du Québec verront bien qu’il s’agit simplement de maintenir le gouvernement libéral, s’il est libéral, minoritaire. Et 2019 a été la démonstration que pour avoir un gouvernement libéral minoritaire, au Québec il faut voter pour le Bloc, a fait valoir Yves-François Blanchet.

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