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Du barrage Péribonka à Lamarche en canot

Cinq personnes à bord d'un canot arrivant à quai.

Partis du barrage Péribonka, ils ont parcouru la rivière à bord d’un rabaska construit entièrement par l'organisateur de l'expédition, Jean-Denis Larouche.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Radio-Canada

Cinq braves aventuriers ont relevé un défi de taille, lundi matin, en accostant leur canot à Lamarche au terme d’un périple de trois jours sur la rivière Péribonka par une chaleur accablante.

Josée-Anne Simard, Charles Boies, Marc Mercier, Jean-Denis Larouche et Frédéric Plumey ont aussi profité de l’occasion pour immortaliser leur aventure sur vidéo, avec pour objectif ultime de produire un documentaire qui sera diffusé sur le Web à l’automne. C’est à ce moment que des coupes forestières récemment avalisées par Québec débuteront aux abords de la rivière Péribonka.

Le groupe voulait faire découvrir la beauté des lieux, mais aussi les enjeux environnementaux qui touchent le cours d'eau et les forêts avoisinantes. Les pagayeurs ont d’ailleurs été accueillis par Ève Tremblay, présidente du comité de sauvegarde de la rivière Péribonka.

On a des forêts à haute valeur de conservation qui ont été identifiées. Il y a trois espèces menacées, des forêts rares, des forêts anciennes. Il a donc une valeur environnementale extrêmement grande et évidemment, il y a un beau projet d'écotourisme à développer sur cette rivière-là , a-t-elle rappelé. Des opposants aux coupes ont d’ailleurs menacé de s’enchaîner aux arbres pour empêcher les abatteuses de procéder.

Entre deux coups de pagaie, le vidéaste Frédéric Plumey a pu admirer la splendeur des paysages et capter des images d’une rare beauté.

Les paysages, mais un tas de choses aussi. Toute la richesse de la région et aussi également toute la problématique qui est derrière et le but de notre mission à tous les cinq durant ces quatre jours qui se sont passés super bien. Donc ça va rester une bonne expérience! , a-t-il lancé.

Construit de toutes pièces

Le canot a mouillé les eaux régionales pour la première fois il y a huit ans, au grand bonheur de l’organisateur de l’expédition, Jean-Denis Larouche, qui a construit l’embarcation.

Pour moi, c'est une bénédiction et le résultat est vraiment probant. C’est le fun de naviguer sur une embarcation stable, qui colle à l'eau autant sur le Saguenay que sur de grands lacs , s’est-il réjoui.

Malgré la chaleur et l’humidité, les canoéistes peuvent se targuer d’avoir accompli quelque chose de grand.

La journée où il a fait très chaud, on a fait plusieurs kilomètres. Ça a eu son effet, mais c’était parfait, on ne peut pas se plaindre , a commenté l’aventurière.

Du temps sec, une connivence entre les membres du groupe et un esprit de convivialité. Il ne fallait rien de plus pour que l’équipe atteigne son but.

On n’est même pas passé proche de se chicaner , a lancé, en boutade, Marc Mercier, alors que le rabaska les menait à quai.

D'après le reportage de Philippe L'Heureux

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