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Le Québec mieux préparé pour affronter les désastres, selon Geneviève Guilbault

Un fort débit d'eau est évacué par le barrage Portage-des-Roches.

Le barrage Portage-des-Roches, à Laterrière, n'a pas suffi à retenir l'eau provenant du lac Kénogami et de ses affluents, dans la réserve faunique des Laurentides.

Photo : Radio-Canada / (archives)

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, estime que le gouvernement du Québec a tiré de nombreuses leçons de l’épisode du déluge du Saguenay de 1996.

Celle qui est aussi vice-première ministre du Québec était de passage dans la région, lundi, pour participer aux événements de commémoration du 25e anniversaire de la catastrophe qui a coûté la vie à 10 personnes.

Geneviève Guilbault parle devant un lutrin.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault était de passage à Saguenay pour le 25e anniversaire du déluge.

Photo : Radio-Canada

En entrevue à l’émission Place publique, Mme Guilbault a dit considérer que le Québec tout entier est maintenant mieux outillé pour faire face à ce genre de catastrophe naturelle, citant notamment l’adoption de la Loi sur la sécurité civile en 2001 et la Loi sur la sécurité des barrages en 2002.

Il y a eu la commission Nicolet qui touchait entre autres la gestion des barrages, mais chez nous, on a un rôle de coordination gouvernementale, dans le sens où tout ce qui est plan national de sécurité civile, organisation de la sécurité civile, centre d’opérations gouvernementales, toutes les équipes qui sont là pour faire cette veille de tous les aléas possibles qui peuvent se produire et qui peuvent mettre en danger notre population, a mentionné la ministre.

La ministre Guilbault croit aussi que la mise en place depuis avril dernier des bureaux de projets des zones inondables, dont celui de la rivière Saguenay, permettra de mieux détecter de potentiels désastres comme celui de 1996. Le territoire de ce bureau de projets comprend le bassin versant de la rivière Saguenay, y compris le lac Saint-Jean et les cours d’eau qui s’y jettent. Une première rencontre a eu lieu le 28 juin dernier.

On va être en mesure de mieux évaluer les mouvements et les conséquences potentielles directement ici sur le terrain. C’est quelque chose qui n’existait pas avant. Nous, on avait nos directions régionales de sécurité civile, mais ce n’est pas un travail qu’elles faisaient aussi précisément et concrètement de s’intéresser aux mouvements en amont des cours d’eau, en particulier des bassins versants, a expliqué la vice-première ministre.

Le port du masque toujours obligatoire

Par ailleurs, Geneviève Guilbault a été invitée à réagir au fait que certains commerçants de Saguenay n’exigent plus des clients qu'ils portent le masque, et ce, même si la réglementation pour le port du masque dans les lieux publics intérieurs est toujours en vigueur. Les récalcitrants s'exposent à des amendes, de même que les commerces fautifs, a tenu à rappeler la ministre de la Sécurité publique. Elle a d'ailleurs discuté avec l'ensemble des corps policiers du Québec la semaine dernière pour s'assurer que la règle du port du masque est respectée dans les lieux publics fermés.

Une affiche sur une porte d'un commerce.

Cette affiche a remplacé celle du port du masque obligatoire dans un commerce de Chicoutimi-Nord.

Photo : Radio-Canada

Dans un reportage de Radio-Canada diffusé dimanche soir, notre journaliste a pu se promener sans couvre-visage dans sept des 10 endroits qu’il a visités à Saguenay, discutant parfois même avec des employés sur place. Ils ne l’ont jamais interpellé sur le fait qu’il ne portait pas de masque.

Les policiers sont très au fait des consignes qu’on doit respecter. Le port du masque est obligatoire présentement dans tous les lieux publics fermés. Il ne faut pas confondre avec le fait qu’on puisse le retirer dans certains endroits et qu’on peut se côtoyer entre personnes vaccinées avec deux doses sans masque.

On comprend que tout le monde est tanné, pis qu’il y en a qui sont vaccinés (avec) deux doses, mais il faut respecter les règles jusqu’au bout, a signalé la députée de Louis-Hébert.

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