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Des cours combinant enseignement virtuel et présentiel inquiètent à l’Université d’Ottawa

Un enseignant,qui porte un masque, donne un cours dans une grande classe devant des élèves qui sont placés à une distance physique.

Le format «bimodal» d'enseignement prévoit que des étudiants assistent au cours en chair et en os et d'autres, virtuellement (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un regroupement d’enseignants, de personnel de soutien et d’étudiants de l’Université d’Ottawa déplorent « une augmentation importante » de l’offre de cours donnés virtuellement et en présentiel, simultanément.

La Coalition intersyndicale de l’Université d’Ottawa craint que les étudiants qui suivent les cours en ligne ne reçoivent pas la même qualité d’enseignement que ceux qui y assistent en personne.

Ceux et celles qui donnent ces cours devront interagir simultanément avec les deux groupes d’étudiants et d’étudiantes, souligne la coalition, dans un communiqué publié lundi. On argue aussi que cette forme d’enseignement hybride, appelée format bimodal est expérimentale.

Des universités y ont eu recours, mais avec des groupes très très limités d’entre 15 à 30 étudiants, affirme Luc Angers, vice-président de la mobilisation des membres à l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa, en entrevue avec CBC News. Son association fait partie de la Coalition intersyndicale de l’Université d’Ottawa.

Or, le format bimodal préconisé à l’Université d’Ottawa peut permettre à un maximum de 500 étudiants d’assister au même cours simultanément, rapporte le regroupement syndical.

La coalition dit être au courant d’au moins 444 cours qui seront donnés de cette façon, à la session d’automne, et de 535 à la session d’hiver, selon ce qui est prévu.

Nous pensons que les cours bimodaux ne sont pas une façon de transmettre l’information qui va nous donner la possibilité d’offrir à nos étudiants des cours de haute qualité.

Une citation de :Luc Angers, vice-président de la mobilisation des membres à l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa

Il semble qu’en suivant des motivations financières, l’Administration centrale profite de la pandémie pour mettre en œuvre un nouveau modèle d’apprentissage sans s’assurer que les ressources nécessaires sont en place pour garantir une expérience d’apprentissage de haute qualité pour tous, ajoute M. Angers par communiqué.

Son association estime que ses membres ne reçoivent pas une formation adéquate pour bien déployer le format bimodal et ne se voient pas allouer suffisamment de temps de préparation. Ces inquiétudes sont partagées par les assistants d’enseignement.

Le Syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa, aussi membre du regroupement, soutient par ailleurs que la majorité des étudiants souhaitent un retour sur le campus en présentiel.

Les étudiants ont déclaré que l'apprentissage virtuel avait un impact négatif sur la qualité de leur éducation et aussi sur leur santé mentale, insiste Armaan Singh Kheppar, commissaire à la revendication pour ce syndicat, en entrevue.

L’organisation demande à l’Université d’Ottawa de favoriser la création de petits groupes en présentiel pour permettre un retour sécuritaire qui améliorerait l’expérience d’apprentissage, explique-t-il.

Il fait valoir que tous les étudiants paient les mêmes frais de scolarité, jugés élevés, et qu’ils ont donc droit à la même qualité d’enseignement.

Au moment de publier cet article, l’Université d’Ottawa n’avait pas répondu aux demandes d'entrevue, lundi après-midi.

De l'autre côté de la rivière des Outaouais, l'Université du Québec en Outaouais (UQO) indique, dans une déclaration écrite, qu'elle vise un retour en présentiel, une rentrée "normale" avec la présence de nos étudiantes et étudiants sur nos divers campus.

Pour l’automne, il faut souligner que c’est aussi l’évolution de la situation sanitaire qui va dicter la suite des choses. Nous encourageons les gens à se faire vacciner. Nous attendons également les directives du ministère de l’Enseignement supérieur, en août, concernant le format du trimestre d’automne qui dépendra de l’atteinte ou non de la cible de vaccination de 75 % du groupe des 16 à 29 ans, écrit l'Université.

Avec des informations de Christian Milette et de Ryan Jones, CBC

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