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L'État islamique revendique l'attentat dans un marché de Bagdad

L'événement est survenu à la veille de l'Aïd al-Adha, la plus importante des fêtes musulmanes.

Des hommes s'affairent à retirer des débris.

L'engin artisanal a explosé sur le marché d'al-Woheilat, en banlieue de Bagdad, faisant plusieurs morts.

Photo : Reuters / Wissam Al-Okaili

Agence France-Presse

Une trentaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées et des dizaines blessées lundi dans un attentat sur un marché populaire d'une proche banlieue chiite de Bagdad.

Une attaque terroriste au moyen d'un engin artisanal s'est produite au marché d'al-Woheilat et a fait des morts, a indiqué le ministère de l'Intérieur sans fournir de bilan global.

Mais selon des sources sécuritaires et médicales, le bilan oscille entre 28 et 30 morts, dont une quinzaine de femmes et d'enfants, et entre 30 et 50 blessés.

Plus tard, le groupe armé2 État islamique (EI) a revendiqué l'attentat sur Telegram.

Le groupe affirme que l'attentat a été perpétré par un kamikaze, Abu Hamza Al-Iraqi, ayant déclenché sa ceinture d'explosifs.

L'explosion s'est produite en fin d'après-midi dans un des marchés populaires de Sadr City, immense quartier chiite déshérité de l'est de Bagdad, où de nombreuses personnes se pressaient pour faire des courses à la veille de la fête musulmane du sacrifice.

Des traces de sang et des morceaux de corps étaient éparpillés sur le sol, à travers des sandales, des fruits et des légumes, tandis que des étals étaient totalement détruits, a constaté un photographe de l'AFP. Les policiers et les équipes médico-légales étaient sur place et interrogeaient des témoins.

Auparavant, une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montrait le chaos régnant quelques minutes après l'explosion : femmes et enfants s'enfuyant en criant, étals ravagés et commerçants sidérés.

Le président irakien Barham Saleh a dénoncé sur Twitter un crime haineux d'une cruauté sans précédent.

Ils ciblent nos civils à Sadr City à la veille de l'Aïd. Ils n'acceptent pas que les gens se réjouissent, même un instant.

Une citation de :Barham Saleh, président de l'Irak

Triste nuit de l'Aïd en Irak, a tweeté de son côté la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Irak.

Le leader chiite modéré Ammar al-Hakim a pour sa part condamné l'attentat et demandé aux autorités d'agir pour protéger la vie des citoyens.

Des Irakiens anonymes ont également exprimé leur douleur sur les réseaux sociaux. Chaque fête de l'Adha est une tragédie à Bagdad. Il nous est impossible de célébrer comme le reste de l'humanité, écrivait ainsi l'un d'entre eux.

Premier attentat à Bagdad depuis janvier

Il s'agit du premier attentat à Bagdad depuis janvier, où 32 personnes avaient été tuées dans un marché du centre de Bagdad.

Un premier homme avait déclenché sa ceinture explosive et un deuxième avait fait détoner ses explosifs alors qu'un attroupement se formait pour tenter de venir en aide aux victimes.

Un marché de Bagdad, théâtre d'un double attentat suicide.

Le site d'un double attentat suicide dans un marché à Bagdad, en janvier 2021.

Photo : Reuters / THAIER AL-SUDANI

L'attentat avait été revendiqué par le groupe armé État islamique.

En mai, quatre attaques non revendiquées, mais attribuées à l'EI, avaient visé des militaires irakiens dans des villes proches de la capitale, faisant 18 morts.

Violences sur fond d'élections

L'EI, qui a contrôlé de vastes portions du territoire irakien entre 2014 et 2017, a été défait par les troupes irakiennes appuyées par une coalition internationale antidjihadiste dirigée par les États-Unis.

Des cellules de cette organisation sont cependant toujours présentes dans le pays notamment dans les zones montagneuses et désertiques, et revendiquent des attaques ponctuelles.

Quelque 3500 soldats étrangers sont toujours stationnés en Irak, dont 2500 Américains.

Sadr City, proche banlieue populaire de Bagdad, est le fief des partisans du turbulent leader chiite Moqtada al-Sadr, dont l'influence est souvent déterminante dans la politique irakienne.

Il y a quelques jours, Moqtada al-Sadr a annoncé qu'il entendait boycotter les élections législatives prévues en octobre dans un pays miné par la mauvaise gestion et la défaillance des pouvoirs publics.

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