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Expositions immersives : découvrir les grands maîtres par l'émotion

Des gens dans une salle où des toiles de Vincent Van Gogh sont projetées sur les murs et le plancher.

Des spectacteurs vivant l'expérience immersive Imagine Van Gogh.

Photo : Radio-Canada / Courtoise : Imagine Van Gogh

Richard Thériault

Les expositions immersives autour d'œuvres de grands maîtres sont en vogue ces temps-ci en Amérique du Nord. Au Canada seulement, l'œuvre de Van Gogh fait actuellement l'objet de trois de ces installations qui plongent les spectateurs dans un univers de son et de lumière, et le phénomène poursuit son essor.

L'exposition Imagine Van Gogh a notamment élu domicile au Centre des congrès de Vancouver jusqu'en septembre. Aux États-Unis, cinq compagnies prévoient pour l’automne des expositions sur le maître hollandais dans une cinquantaine de villes.

Si Van Gogh est l’artiste de l’heure actuellement dans les installations immersives, d’autres grands maîtres sont mis de l'avant ou le seront prochainement dans des expositions du même type. Dans la ville de Québec, l'expérience immersive Imagine Picasso est présentée au Centre des congrès au moment où le Musée national des beaux-arts du Québec propose une exposition d'envergure sur l'artiste espagnol.

L'exposition Imagine Picasso.

L’exposition immersive Imagine Picasso est présentée au Centre des congrès de Québec jusqu’au 6 septembre.

Photo : Radio-Canada / Patricia Tadros

À Vancouver, Leonardo Da Vinci a aussi droit à son événement immersif.

Ces installations, fruits de la fusion entre l’art et la technologie, visent à créer une expérience sensorielle pour le public, disent les créateurs.

On ne veut pas tomber dans le didactique, on veut essayer de générer l’émotion.

Une citation de :Julien Baron, créateur d’Imagine Van Gogh
Quatre voitures sont immobilisées dans un vaste espace intérieur.

À Toronto l'exposition immersive Van Gogh offre la possibilité de vivre l'expérience en voiture.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Une idée qui n’est pas nouvelle

Bien que relativement récente au Canada, cette forme d’expérience culturelle qui fait appel à la technologie pour illuminer et déployer les œuvres dans des espaces surdimensionnés est très présente en Europe depuis des années. 

Les premières projections d’images de grand format remontent à 1975 sur les murs abandonnés d’une carrière souterraine des Baux-de-Provence, dans le sud de la France.

Le centre d’art numérique les Carrières de lumières a par la suite été créé pour exploiter le lieu. C'est en 2012 qu'il offre une première expérience immersive qui deviendra la source d’inspiration pour beaucoup de créateurs.

Le public est au rendez-vous

Aujourd’hui, une multitude de compagnies ont repris la formule. La compagnie australienne Grande Experiences, qui compte 12 expositions itinérantes et temporaires, est actuellement le leader dans le secteur avec 18 millions de billets vendus à travers le monde. 

Des personnes sont debout sur des cercles projetés au sol.

La version torontoise de l'exposition immersive des œuvres de Vincent Van Gogh.

Photo : Radio-Canada

Seulement au Canada, l’exposition Imagine Van Gogh a été vue par 600 000 personnes qui ont payé une trentaine de dollars pour la voir à Québec ou près de 50 $ à Vancouver pour se plonger pendant 30 minutes dans l’univers de l'artiste.

Pas une concurrence pour les musées

Le public semble donc au rendez-vous pour ce type d’activité pour laquelle les créateurs disent vouloir mettre avant tout l'accent sur l'émotion.

Au Musée des beaux-arts de Vancouver (VAG), on perçoit l’initiative comme faisant partie de l’écosystème culturel et complémentaire à l'offre muséale et son approche éducative. 

Si les expositions temporaires font grandir l’appréciation de l’art de quelqu’un, c’est bien. Je pense que nous sommes plus des partenaires qu'autre chose.

Une citation de :Anthony Kiendl, directeur du Musée des beaux-arts de Vancouver (VAG)

Selon Mick Kelly qui gère la toute nouvelle exposition Da Vinci Experience, les expositions immersives ne courtisent pas le même public que les grandes institutions culturelles.

Reproduction de grandeur humaine d'une toile et au loin deux spectateurs qui regardent un tableau.

L'exposition Da Vinci Experience permet au spectateur de prendre un égoportrait en compagnie de la Mona Lisa.

Photo : Radio-Canada / Richard Thériault

« Ça amène l'art à un niveau populaire de manière divertissante, accessible à tous », dit-il.

Il a fait le choix de s’installer dans un centre commercial de la banlieue de Vancouver, parce que c’est là, dit-il, que se trouve son public qui recherche une expérience familiale.

L’espace est permanent et le producteur canadien présente des productions de la compagnie italienne Crossmedia qui a un portfolio de 12 expositions. Après Da Vinci, on espère présenter l’univers de la peintre mexicaine Frida Kahlo.

Un groupe de gens assis qui regardent des projections grand format.

Da Vinci Experience est une exposition immersive présentée dans un centre commercial de la banlieue de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Richard Thériault

Au centre-ville de Vancouver, une exposition immersive sur Picasso est prévue dans la prochaine année.

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